Traitements

Il ne sera pas possible d'éradiquer ces organismes nuisibles que sont le papillon et le charançon rouge du palmier sans appliquer une lutte collective coordonée. On peut comprendre facilement que si mon voisin traite son palmier et que je ne traite pas le mien, le sien sera rapidement réinfesté et nous ne réussirons pas à stopper la prolifération.

Les traitements au coup par coup sont donc voués à l'échec !

C'est la raison pour laquelle le plan d'action ARECAP de lutte collective a été lancé par la CAVEM en partenariat avec la FREDON, l'INRA, les services techniques des villes, Syngenta, le CMSP et PROPALMES83.

Seule la lutte contre le charançon est obligatoire sur le territoire national. Dans les zones contaminées (ce qui est le cas du littoral varois aujourd'hui, voir la situation cartographique des zones contaminées par le charançon  carte sur le site FREDON PACA), les propriétaires de végétaux sensibles ont l'obligation de faire traiter préventivement leurs palmiers par un professionnel agréé ( liste des entreprises agréés CRP sur le site de la DRAAF). Les obligations de lutte contre le charançon rouge sont réglementées ( arrêté du 21 juillet 2010 Art 11) .

Les professionnels "agréés CRP" ont suivi une formation spécifique pour pouvoir traiter les palmiers et doivent respecter un protocole d'intervention.

Les obligations des professionnels ont été rappelées dans un document publié sur le site de la Draaf en 2017 : obligations des professionnels

 

 

1 ) Traitements préventifs

11) Contre le charançon

L' annexe du même arrêté prévoit 3 protocoles de traitements préventifs différents appelés stratégies

- stratégie n°1 : traitement aux nématodes toutes les 3 semaines de mars à juin puis de septembre au 15 novembre et des douches insecticides (imidaclopride ex: Confidor ®) en juillet et aôut.

Les nématodes sont des vers microscopiques qui, ingérés par les larves, vont les détruire en quelques jours. Ils ont besoin d'humidité pour se déplacer sur le palmier pour trouver les larves dont ils se nourissent sinon ils meurent. Ils sont donc efficaces pendant les périodes où l'hygrométrie est assez élevée et la température diurne comprise entre 12 et 30°C. Leur conservation en réfrigérateur et leur utilisation peuvent s'avérer contraignantes. Ils ne peuvent être utilisés que s'ils sont rapidement protégés dans les bases de palmes. Ils ne sont pas utilisables sur les palmiers assainis "boule à zéro"

- stratégie n°2 : traitement par pulvérisation d'insecticide (imidaclopride ex: Confidor ®) tous les mois en alternance avec des nématodes, de mars à juin et de septembre au 15 novembre (ce qui est inexplicable : aucun traitement en juillet et août qui sont pourtant des périodes de vols et de pontes des papillons et charançons.

- stratégie n°3 : traitement par endothérapie (l'insecticide est injecté directement dans le stipe / tronc) du palmier. L'insecticide utilisé est le benzoate d'émamectine ( le Revive ® de la société Syngenta). 1 seul traitement est nécessaire. Son efficacité a été démontrée. Le produit est très efficace à la fois contre le charançon mais aussi contre le papillon.

Compte tenu de ses avantages, le plan d'action ARECAP a retenu cette stratégie suivant les recommandations d'utilisation de l'INRA.

La technique d'endothérapie n'est pas une technique de routine car il faut percer des trous dans les palmiers. Elle doit être limitée à quelques années pour éviter de les fragiliser et ne devrait être utilisée que dans le cadre d'un plan de lutte limité dans le temps tel qu' ARECAP.

Cette stratégie est soutenue par la FREDON, l'INRA et France Nature Environnement compte tenu de son faible impact comparativement aux autres stratégies (le produit insecticide étant confiné à l'intérieur du palmier sans aucun contact avec l'extérieur.

L’ANSES a été saisie le 16 septembre 2015 par la DGAl (saisine n°2015-SA-0198) pour une demande d’avis relatif « aux traitements à mettre en oeuvre dans le cadre de la lutte contre le charançon rouge du palmier». La conclusion de l'ANSES en date du 26 février 2016 : "seule la stratégie de lutte par injection dans le stipe d'un produit phytopharmaceutique à base de'émamectine benzoate peut être actuellement retenue..."

Par contre pour les problèmes de sécurité consécutifs à la fragilisation des palmiers, évoqués ci-dessus,son utilisation au coup par coup en dehors d'un plan de lutte collectif est  à prohiber.

Il est à noter que dans les 3 stratégies, les inflorescences doivent être coupées pendant la période de rémanence des insecticides.

Le palmier traité par endothérapie au "Revive" se transforme en "piège" à charançon.

Les charançons continueront à voler et à pondre sur le palmier (le produit ne détruit pas les adultes) mais les oeufs et les larves mourront ce qui contribuera à faire baisser la population des charançons comme un piège.

 

12) Contre le papillon en dehors des zones contaminées

Les traitements préventifs ci-dessus sont également efficaces contre le papillon (à noter que le traitement par nématodes est autorisé pour les particuliers ).

Les particuliers ont également la possibilité d'utiliser le Décis J ou de faire traiter par un professionnel avec du "Conserve®" qui est un insecticide biologique qui donne de bons résultats selon certains pépiniéristes qui conseillent également de noyer les galeries avant d'effectuer les traitement pour faire remonter les chenilles.

 

 

2 ) Traitements curatifs

Attention, on a souvent tendance à attendre des traitements "préventifs" qu'ils soient curatifs. S'ils peuvent avoir un effet curatif dans certaines conditions, il n'est pas possible de le garantir pour différentes raisons.

- les produits insecticides chimiques qu'ils soient appliqués par injection pour certains ou par pulvérisation  aérienne pour d'autres, sont dosés pour permettre de tuer les larves jeunes et leur efficacité dépendra du développement larvaire. Ils seront inefficaces sur des larves adultes ;

- par ailleurs les larves pénétrent dans les tissus vivants du palmier. Elles seront plus vulnérables par un produit comme le Revive à base d'émamectine benzoate appliqué par injection qui est diffusé par la sève montante du palmier que par un produit comme le Confidor appliqué en douche ou pulvérisation qui pénétrera plus difficilement dans les tissus du palmier ;

- enfin et c'est sans doute le plus important, lorsque des larves adultes se sont développées elles broient ou sucent les fibres du palmier favorisant le développement de bactéries qu'elles apportent et qui vont affaiblir le palmier dont la température interne peut s'élever de quelques degrés. Le palmier est alors infecté et peut mourir si le bourgeon terminal est atteint. Il est donc indispensable de procéder à une élimination mécanique de toutes les parties infestées par les larves, de curer correctement toutes les caries et de nettoyer les parties coupées avec un fongicide. C'est souvent un mauvais traitement qui est la cause de la perte du palmier.

21) Contre le charançon (*)

Un palmier peut être infesté sans présenter, pendant une période variable qui dépend de la saison et de l’importance de l’infestation, aucun symptôme. Ensuite des symptômes vont apparaître, car les dégâts,occasionnés par les larves sur les palmes quand elles étaient encore dans le coeur du palmier, vont devenir visibles quand ces palmes vont pousser à l’extérieur. De nombreux palmiers Phoenix infestés sont visibles dans les propriétés publiques et privées. Les propriétaires sont désarmés et ne savent pas toujours quoi faire. En cas de doute ou de suspicion, mieux vaut faire appel à un professionnel agréé. Cependant attention ! tous les professionnels de l’élagage n'ont pas l’autorisation d’intervenir sur un palmier infesté ou pour effecteur un traitement phytosanitaire. Rappelons que, pour effectuer un traitement, le professionnel doit être agréé CRP et avoir le Certiphyto (son entreprise doit également être certifiée pour les traitements phytosanitaires) ou faire intervenir une entreprise certifiée (la liste des entreprises et des professionnels agréés est publiée sur le site Internet de la DRAAF-PACA). Lorsque le palmier est attaqué, pour obtenir les meilleures chances de succès, il est nécessaire de faire procéder à :

- un assainissement mécanique de la partie infestée ;

un traitement de protection par douche insecticide abondante à base d'imidaclopride de la partie assainie et des bases de palmes restantes pour protéger immédiatement le palmier qui va rester pendant plusieurs jours une cible préférentielle d’attraction du CRP. En plus de cet effet préventif,ce traitement va permettre de tuer les éventuelles larves résiduelles grâce à la pénétration de la solution insecticide dans les galeries.

- un traitement préventif par endothérapie à base de Revive qui prendra le « relais» du traitement de protection et protégera ensuite le palmier pendant 1 an ;

- un traitement fongicide pour éviter que les pourritures ne se développent pendant la période de récupération.

 

2.1.1 - Assainissement mécanique de la partie infestée

 L'assainissement du palmier consiste à supprimer toutes les parties infestées en prenant soin de ne pas toucher au bourgeon terminal, à curer les galeries pour supprimer les larves. Suivant le degré d'infestation du palmier on peut être ainsi amené à supprimer toutes les palmes du palmier : assainissement dit "boule à zéro", le palmier étant ainsi transformé en "Totem". Ce type d'assainissement peut se faire suivant une progression régulière de l'extérieur vers l'intérieur. Il est relativement plus simple et plus rapide à réaliser qu'un assainissement dit d'automne.
Du début de l'automne jusqu'à la fin de l'hiver il est préférable chaque fois que c'est possible de conserver des tire-sève qui faciliteront la reprise du palmier voir ci-dessous "L'assainissement d'automne".

L'assainissement mécanique

Présentation de Michel Ferry : assainissement mécanique

L'assainissement d'automne (*)

 La technique d’assainissement doit être adaptée à la gravité de l’infestation et à la saison. En règle générale, il faut que le professionnel s’arrête dès que possible de « raboter » la tête du palmier afin que le bourgeon terminal et les palmes extrêmement tendres et sensibles aux attaques de micro-organismes restent protégés. Dès que toutes les galeries ont été bien repérées et que leur profondeur peut être évaluée et les éventuelles caries nettoyées, il faut s’arrêter.

 Du début de l’automne à fin février, si les palmiers possèdent encore les palmes de la couronne basse, il est indispensable de maintenir ces palmes et de ne pas pratiquer l’assainissement dit « boule à zéro ». L’assainissement boule à zéro ne se justifie que pour faciliter le travail des élagueurs qui en se débarrassant de toutes les palmes accèdent plus facilement à la zone infestée. Mais, les chances de succès de ce type d’assainissement quand il est pratiqué en automne et une partie de l’hiver sont assez faibles, sauf en cas d’infestation peu profonde. Par contre l’assainissement dit « d’automne » même s’il est un peu plus compliqué et long à réaliser, assure d’excellentes chances de récupération du palmier.

 Pour l’assainissement dit « d’automne » (d'octobre à février), le professionnel va accéder au sommet du palmier en créant un chemin d’accès à travers les palmes, d’une largeur juste suffisante pour lui permettre d’intervenir en haut du palmier mais sans toucher aux autres palmes de la couronne basse (ni éventuellement à une partie de celles situées au dessus, après avoir vérifié qu’aucune galerie ne conduit à leur base). Celles-ci vont servir de tire-sève pour assurer une meilleure reprise de la croissance des palmes centrales coupées et l’émergence de nouvelles palmes.

 L’intervention consiste ensuite à éliminer tous les cocons et adultes, toutes les larves et tous les tissus pourris s’il y en a, en coupant la partie haute des palmes, puis en coupant progressivement leur base,de plus en plus bas, et en allant du centre vers la périphérie. L’objectif est de couper le moins bas possible mais suffisamment pour repérer toutes les galeries ce qui va conduire l’élagueur à couper la tête du palmier en boule. En effet, les galeries disparaissent assez vite du centre pour se localiser à sa périphérie. Dès que les galeries du centre ont été éliminées ou qu’elles ne sont plus très profondes, il faut limiter au minimum le rabotage de la partie centrale. Les bases de palmes, en position périphérique de la partie centrale, doivent être coupées suffisamment bas pour s’assurer que toutes les galeries ont bien été repérées et les caries éliminées. Mais il n’est pas nécessaire d’éliminer complètement les galeries. Il suffit de se rapprocher suffisamment de leur fond en contrôlant leur profondeur avec un canif ou un instrument similaire. Avec cet instrument, il faudra ensuite extraire, le plus possible, les fibres mâchées (support du développement des pourritures) au fond des galeries. En cas de développement de pourriture, il est essentiel d’éliminer soigneusement toute la partie pourrie et de traiter ensuite la tête du palmier avec un fongicide (voir plus loin).

 En éliminant le haut des galeries, les caries ou les tissus pourris, on se rapproche du bourgeon terminal (le bourgeon terminal est situé approximativement à la hauteur des palmes en position horizontale). Ce bourgeon qui contient à sa base le méristème, organe essentiel à la vie du palmier, est très fragile et très sensible aux attaques de micro-organismes, il faut donc éviter de trop s’en rapprocher. Mais, quand le palmier est profondément infesté ou pourri et que l’assainissement conduit à trop se rapprocher du méristème (on s’en rend compte car au fur et à mesure que l’on coupe les bases de palmes, on met en évidence des palmes de plus en plus petites et tendres), le palmier ne sera pas récupérable et il vaut mieux alors l’étêter (ou l’abattre). L’assainissement peut conduire à couper au niveau ou sous le méristème, on s'en rend compte quand on atteint les tissus fibreux du haut du stipe (à distinguer des bases de palmes) ; dans ce cas le palmier n'est évidemment plus récupérable.

 


assainissement automne

Photo décembre 2015

 

reprise apres assainissement

 Photo juin 2016

 

reprise apres assainissement2

Photo septembre 2016

 2.1.2 - Traitements de protection après assainissement mécanique

 

a. Traitements insecticides

 Après curage complet des parties infestées il est nécessaire que le professionnel fasse un traitement préventif à l'imidaclopride en inondant la tête du palmier et les bases des palmes qui ont été éventuellement conservées.

 

 a1. Un traitement aux nématodes serait inefficace.

 Les nématodes sont actifs et efficaces tant que les températures ne descendent pas au dessous de 10°c. Les nématodes sont très sensibles au dessèchement et à des températures supérieures à une trentaine de degrés. Les nématodes ont besoin de se trouver protégés dans un milieu très humide pour survivre et se déplacer. Ils sont donc efficaces en traitement préventif sur des palmiers qui ont toutes leurs palmes car la solution de nématodes va se retrouver à la base des palmes où ils vont bénéficier pendant environ trois semaines d’un microclimat favorable.

 Par contre, ce n'est plus du tout le cas lorsque la tête du palmier a été assainie. Les nématodes versés sur une tête de palmier assainie vont être capables une fois entraînés dans les galeries et donc à l’abri, de se déplacer et donc de tuer de manière très efficace les éventuelles larves restantes. Par contre, ils ne vont pas survivre en surface et seront donc incapables de tuer les charançons femelles qui vont venir pondre sur la tête assainie du palmier.

 

a2. Traitement à l'imidaclopride et par injection de Revive

 L’imidaclopride, bien que classé comme insecticide systémique, ne pénètre pas dans les palmes à cause de la cuticule qui les recouvre. Par contre, il va pouvoir pénétrer en profondeur dans les bases de palmes coupées de la tête du palmier assaini. A l’abri de la lumière, il va ainsi protéger la tête du palmier de nouvelles infestations pendant environ 3-4 semaines.

 Attention cependant, lors du traitement suivant, les tissus qui ont commencé à cicatriser seront moins perméables à la pénétration de l’imidaclopride. Tant que la croissance des palmes ne sera pas suffisante pour que la solution d’ imidaclopride soit à l’abri de la lumière et tant que les tissus blessés ne seront pas suffisamment cicatrisés pour ne plus constituer de site de ponte (un à deux mois), il faudra répéter les traitements à l’ imidaclopride toutes les 2 à 3 semaines, d’où l’avantage de traiter également le palmier par injection, juste après l’assainissement, pour que ce traitement prenne rapidement le relais pour assurer sa protection. Concernant le traitement préventif post-assainissement, pour les grands palmiers, afin que la diffusion se fasse plus rapidement, il est recommandé de procéder à l’injection à environ un mètre sous le bourgeon terminal (ne pas injecter plus haut pour éviter tout risque phytotoxique). Le reste du protocole est identique à celui fourni plus haut pour protéger les palmiers.

 

b. Traitement fongicide

 Après assainissement, surtout s’il y a eu développement de pourriture (même si les tissus pourris ont été enlevés), il convient d’appliquer un traitement fongicide sur toute la partie blessée. Plusieurs fongicides sont autorisés. Ceux à base de mancozèbe sont recommandés par le Ministère il est regrettable qu’aucun fongicide systémique ne soit encore autorisé.

 

article Michel Ferry et Susi Gomez avec (*) la collaboration de Daniel Chabernaud (Station Phoenix/PROPALMES83 15/02/16)

 

22) Contre le papillon

En ce qui concerne le papillon, compte tenu du fait que la larve du papillon creuse des galeries longitudinales de 30 à 40 cm de longueur, elle est difficile à atteindre lorsqu'elle est au fond.

Pour cette raison certains pépiniéristes recommandent de traiter à l'insecticide biologique "Conserve®" après un orage ou après avoir passé les galeries au jet d'eau de manière à faire remonter les larves vers l'orifice. A noter que certains auteurs (**) préconisent l'utilisation d'un nettoyeur haute pression avec une pression réglable inférieure à 40 bars.

Il est également possible, après avoir arrasé les palmes attaquées d'extraire les larves des galeries avec un outil approprié : fil de fer ou corde à piano. Dans le cas du papillon il y a une seule larve par galerie.

Il est nécessaire ensuite de nettoyer correctement pour éviter le développement de moisissures qui sont souvent la cause du dépérissement du palmier (alcool à brûler par exemple) traiter ensuite avec un fongicide.

L'Ostrinil qui est un produit phytosanitaire biologique utilise les propriétés entomopathogène de la souche 147 du champignon Beauveria bassiana. Son emploi est autorisé pour les traitements contre le papillon.

IMPORTANT : Les traitements avec le Conserve ou l'Ostrinil, doivent être effectués par des professionnels.

Des traitements réguliers (au minimum toutes les 3 semaines) avec des nématodes Steinernema carpocapsae qui sont des vers microscopiques entomophages  (Type Palmanem, Palmalife ou autres spécialités commerciales ) peuvent être faits par les particuliers. Ils donnent de bons résultats lorsque les conditions de température et d'hygrométrie sont respéctées (12°C < température ambiante < 30°C) en prenant soin de bien humidifier le palmier avant de traiter pour permettre aux nématodes de se déplacer facilement et de survivre plus longtemps. Traiter le soir surtout lorsque les températures diurnes sont élevées.

(**) Antoine de Tata revue SPF Princeps décembre 2014

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