Traitements des palmiers contre le charançon rouge

Le nouvel arrêté du ministère de l'agriculture publié le 25 juin 2019 abroge et remplace celui du 21 juillet 2010.

L'article 1 maintient la lutte obligatoire contre le charançon rouge (Rhynchophorus ferrugineus) sur tout le territoire national.

1) Surveillance :

La surveillance des palmiers et la déclaration au Sral ou à la Mairie d'un foyer d'infestation est obligatoire par tous les propriétaires d'un "végétal sensible" (de la famille des Arecaceae /Palmae d'un diamètre à la base du stipe supérieur à 5cm) - voir articles 2 et 3

Dans les zones contaminées (définition voir article 5), les propriétaires sont tenus de faire surveiller (recherche de symptômes visuels) leurs "végétaux sensibles" par un professionnel agréé au moins une fois par trimestre - voir article 6.

L'exigence de l'article 6 n'a jamais été respectée depuis plus de 10 ans compte tenu des frais à engager par les propriétaires privés et nous doutons fort qu'elle le soit davantage aujourd'hui ! Nous préférerions que les propriétaires apprennent à reconnaître les premiers symptômes d'une infestation et surveillent eux-mêmes leurs palmiers très régulièrement au moins une fois par mois (voir notre article "Contre le charançon rouge : surveillance et traitements préventifs des palmiers !").

Nous attirons l'attention des propriétaires sur le fait que même si elle n'est pas mentionnée dans l'arrêté, en cas de suspicion d'une infestation, ils auront tout intérêt à faire réaliser par un professionnel agréé une fenêtre d'observation pour évaluer le niveau de l'infestation et ce qu'il convient de faire.

2) Traitements préventifs :

La majorité des acteurs engagés sur le terrain dans la lutte contre le CRP pour tenter de sauver les palmiers avaient demandé, lors de la réunion nationale dite de "concertation" qui s'est tenue au ministère le 11 février 2019, que les traitements préventifs restent obligatoires dans toutes les zones contaminées. Contrairement à ce qui avait été conclu, la DGAL n'a maintenu cette obligation que pour les communes de certains départements du pourtour méditerranéen qui se seront engagées volontairement à mettre en oeuvre après présentation au Cropsav et accord du Préfet de région :
i. Un plan de surveillance et un réseau de piégeage ;
ii. Le traitement préventif de tous les palmiers du domaine public ;
iii. L’évacuation adaptée des déchets, y compris chez les particuliers.
La liste des communes concernées devrait, alors, être publiée au Bulletin officiel du ministère (voir article 7 de l'arrêté).

Autant dire qu'au lieu de faciliter le travail des communes en les incitant à organiser très rapidement une lutte collective sur leur territoire sur le modèle de celle de la Cavem (Arecap) qui fonctionne depuis 2016 et qui lui aura permis de traiter 6000 palmiers en 2019 et que le ministère cite souvent en exemple dans ses réponses aux questions écrites des députés, il commence par imposer aux seules communes qui seraient volontaires un travail administratif dont elles ne comprennent pas vraiment ce que l'on attend d'elles. Nous sommes donc très loin d'une lutte collective qui seule pourrait permettre d'éradiquer le CRP en quelques années !

Attention !

le nouvel arrêté ne fait plus aucune référence aux stratégies de celui du 21 juillet 2010 et laisse libre de choisir un traitement pourvu que les produits utilisés disposent d'une AMM  dont les conditions, sous la responsabilité du détenteur de l'AMM, seront à respecter scrupuleusement par les applicateurs professionnels agréés.

On a souvent tendance à attendre des traitements "préventifs" qu'ils soient curatifs. S'ils peuvent avoir un effet curatif dans certaines conditions, il n'est pas possible de le garantir pour différentes raisons.

- un produit insecticide chimique comme le Revive1 ou 2 qui est appliqué par injection (1 seule injection permet de protéger le palmier pendant 1 an) est dosé pour permettre de tuer les larves jeunes (néonatales) et son efficacité dépend du développement larvaire. Il sera moins efficace voire inefficace sur des larves adultes ;

- un produit à base de Beauveria bassiana est efficace lorsqu'il est appliqué directement sur des CRP ou des larves adultes mais en application sur le terrain il ne pourra jamais atteindre les larves qui sont protégées dans les tissus du palmier et il ne sera efficace contre le CRP adulte que s'il est correctement appliqué aux interstices entre les pétioles et le stipe ce qui est extrêmement difficile à réaliser sur les grands palmiers adultes ; par ailleurs ce type de traitement nécessite plusieurs applications par an et en alternance avec l'application d'autres, autorisés,  tels que les nématodes Steinernema carpocapsae ; 12 à 14 traitements par an sont nécessaires ce qui en augmente considérablement le coût et le rend très difficile à mettre en oeuvre en milieu urbain compte tenu, en plus, du délai de rentrée de 6 heures qui doit être respecté ; (voir aussi notre article sur le Beauveria bassiana)

- les larves pénètrent dans les tissus vivants du palmier où elles se trouvent protégées. Elles seront plus vulnérables à un produit comme le Revive à base d'émamectine benzoate, qui injecté dans le stipe du palmier où il reste confiné, est diffusé vers les organes à protéger par la sève montante du palmier. Un insecticide liquide appliqué en douche ou pulvérisation pénétrera difficilement dans les tissus sains du palmier ;

- enfin et c'est sans doute le plus important, lorsque des larves adultes se sont développées elles broient ou sucent les fibres du palmier favorisant le développement de maladies bactériennes ou fongiques qui vont affaiblir le palmier dont la température interne peut s'élever de quelques degrés. Le palmier est alors infecté et peut mourir si le bourgeon terminal est atteint. Il est donc indispensable de procéder à une élimination mécanique de toutes les parties infestées par les larves, de curer correctement toutes les caries et de nettoyer les parties coupées avec un fongicide. C'est souvent un mauvais traitement fongicide qui est la cause de la perte du palmier.

 

3) Traitements curatifs :

Dans les zones contaminées : la surveillance des palmiers et l'assainissement des palmiers infestés (suppression des parties infestées + traitements insecticides et anti-fongiques) ou leur abattage sont obligatoires voir article 7 de l'arrêté. L'instruction technique DGAL/SDQSPV/2019-531 précise le "Protocole d'intervention sanitaire sur les palmiers infectés par le charançon rouge du palmier (Rhynchophorus ferrugineus)" qui doit être utilisé.

Le texte de l'instruction ministérielle précise bien que  "les traitements insecticides et fongicides doivent être réalisés avec des produits disposant d’une autorisation de mise sur le marché pour l’usage n°00002009 « Arbres et arbustes*TrtPart.Aer.*Charançon rouge du palmier », ou d’une autorisation dérogatoire en application de l’article 53 du règlement européen 1107/2009 en vigueur au moment de la réalisation du chantier. Il est rappelé que l’utilisation de produits à base d’imidaclopride est proscrite en application des dispositions de l’article L253.8 du Code rural et de la pêche maritime".

A l'heure actuelle, seuls 
- le Revive 1 et 2 (Syngenta) pour les traitements par injection d'émamectine benzoate dans le stipe du palmier et les souches 111 SERENISIM (Arysta), 147 Ostrinil (Arysta) et 203 Phoemyx+ (Glen Biotech) du champignon Beauveria bassiana qui sont à pulvériser, disposent d'une AMM pour la lutte contre le CRP et sont réservés aux professionnels ;
- les nématodes Steinernema carpocapsae sont également autorisés, ils sont en vente libre dans les jardineries et grandes surfaces pour le traitement du papillon (voir ci-dessous).

Le traitement des palmiers après assainissement peut-être considéré comme un traitement préventif. Il a cependant deux objectifs : a) éviter une ré-infestation possible (action préventive), b) détruire les larves et adultes qui pourraient subsister dans des anfractuosités ou des caries mécaniquement inaccessibles ou éventuellement oubliées (action curative complémentaire). Pour cela il serait nécessaire, après avoir supprimé mécaniquement toutes les parties infestées (voir ci-dessous), d'inonder la tête du palmier avec un insecticide liquide suffisamment efficace contre le CRP, en remplacement de l'imidaclopride dont l'usage est interdit depuis septembre 2018. Le Karaté zéon (Syngenta) dont la substance active est la lambda-cyhalothrine dispose d'une AMM 9800336 et est autorisé depuis le 24/4/2015 sur arbres et arbustes en traitement des parties aériennes contre les coléoptères phytophages et les insectes xylophages mais son efficacité contre le CRP n'a pas été démontrée aux doses et à la fréquence autorisées ; son usage nécessiterait des études complémentaires et nécessiterait une AMM spécifique pour lutter contre le CRP.

 

3.1 Contre le charançon

Un palmier peut être infesté sans présenter, pendant une période variable qui dépend de la saison et de l’importance de l’infestation, aucun symptôme. Ensuite des symptômes vont apparaître, car les dégâts,occasionnés par les larves sur les palmes quand elles étaient encore dans le coeur du palmier, vont devenir visibles quand ces palmes vont pousser à l’extérieur. De nombreux palmiers Phoenix infestés sont visibles dans les propriétés publiques et privées. Les propriétaires sont désarmés et ne savent pas toujours quoi faire. En cas de doute ou de suspicion, mieux vaut faire appel à un professionnel agréé. Cependant attention ! tous les professionnels de l’élagage n'ont pas l’autorisation d’intervenir sur un palmier infesté ou pour effectuer un traitement phytosanitaire. Rappelons que, pour traiter les palmiers en zone contaminée, le professionnel doit être agréé CRP et avoir le Certiphyto (son entreprise doit également être certifiée pour les traitements phytosanitaires) ou  doit faire intervenir une entreprise certifiée (la liste des entreprises et des professionnels agréés est publiée sur le site Internet de la Draaf-Paca). Lorsque le palmier est attaqué, pour obtenir les meilleures chances de succès, il est nécessaire de faire procéder à :
- un assainissement mécanique de la partie infestée ;
- un traitement de protection par douche abondante avec un insecticide liquide de la partie assainie et des bases de palmes restantes pour protéger immédiatement le palmier qui va rester pendant plusieurs jours une cible préférentielle d’attraction du CRP. En plus de cet effet préventif,ce traitement va permettre de tuer les éventuelles larves résiduelles grâce à la pénétration de la solution insecticide dans les galeries. En absence d'insecticide liquide autorisé on pourra utiliser un traitement avec des nématodes qui sera moins efficace et nécessitera une surveillance régulière du palmier ;
- un traitement préventif par injection d'émamectine benzoate de Revive 2 qui prendra le « relais» du traitement de protection et protégera ensuite le palmier pendant 1 an ;
- un traitement fongicide pour éviter que des maladies ne se développent pendant la période de récupération.

3.1.1 - Assainissement mécanique de la partie infestée

L'assainissement du palmier consiste à supprimer toutes les parties infestées en prenant soin de ne pas toucher au bourgeon terminal, à curer les galeries pour supprimer les larves. Suivant le degré d'infestation du palmier on peut être ainsi amené à supprimer toutes les palmes du palmier : assainissement dit "boule à zéro", le palmier étant ainsi transformé en "Totem". Ce type d'assainissement peut se faire suivant une progression régulière de l'extérieur vers l'intérieur. Il est relativement plus simple et plus rapide à réaliser qu'un assainissement dit d'automne.
Du début de l'automne jusqu'à la fin de l'hiver il est préférable chaque fois que c'est possible de conserver des tire-sève qui faciliteront la reprise du palmier voir ci-dessous "L'assainissement d'automne".

(*) L'assainissement d'automne

La technique d’assainissement doit être adaptée à la gravité de l’infestation et à la saison. En règle générale, il faut que le professionnel s’arrête dès que possible de « raboter » la tête du palmier afin que le bourgeon terminal et les palmes extrêmement tendres et sensibles aux attaques de micro-organismes restent protégés. Dès que toutes les galeries ont été bien repérées et que leur profondeur peut être évaluée et les éventuelles caries nettoyées, il faut s’arrêter.

Du début de l’automne à fin février, si les palmiers possèdent encore les palmes de la couronne basse, il est indispensable de maintenir ces palmes et de ne pas pratiquer l’assainissement dit « boule à zéro ». L’assainissement boule à zéro ne se justifie que pour faciliter le travail des élagueurs qui en se débarrassant de toutes les palmes accèdent plus facilement à la zone infestée. Mais, les chances de succès de ce type d’assainissement quand il est pratiqué en automne et une partie de l’hiver sont assez faibles, sauf en cas d’infestation peu profonde. Par contre l’assainissement dit « d’automne » même s’il est un peu plus compliqué et long à réaliser, assure d’excellentes chances de récupération du palmier.

Pour l’assainissement dit « d’automne » (d'octobre à février), le professionnel va accéder au sommet du palmier en créant un chemin d’accès à travers les palmes, d’une largeur juste suffisante pour lui permettre d’intervenir en haut du palmier mais sans toucher aux autres palmes de la couronne basse (ni éventuellement à une partie de celles situées au dessus, après avoir vérifié qu’aucune galerie ne conduit à leur base). Celles-ci vont servir de tire-sève pour assurer une meilleure reprise de la croissance des palmes centrales coupées et l’émergence de nouvelles palmes.

L’intervention consiste ensuite à éliminer tous les cocons et adultes, toutes les larves et tous les tissus pourris s’il y en a, en coupant la partie haute des palmes, puis en coupant progressivement leur base,de plus en plus bas, et en allant du centre vers la périphérie. L’objectif est de couper le moins bas possible mais suffisamment pour repérer toutes les galeries ce qui va conduire l’élagueur à couper la tête du palmier en boule. En effet, les galeries disparaissent assez vite du centre pour se localiser à sa périphérie. Dès que les galeries du centre ont été éliminées ou qu’elles ne sont plus très profondes, il faut limiter au minimum le rabotage de la partie centrale. Les bases de palmes, en position périphérique de la partie centrale, doivent être coupées suffisamment bas pour s’assurer que toutes les galeries ont bien été repérées et les caries éliminées. Mais il n’est pas nécessaire d’éliminer complètement les galeries. Il suffit de se rapprocher suffisamment de leur fond en contrôlant leur profondeur avec un canif ou un instrument similaire. Avec cet instrument, il faudra ensuite extraire, le plus possible, les fibres mâchées (support du développement des pourritures) au fond des galeries. En cas de développement de pourriture, il est essentiel d’éliminer soigneusement toute la partie pourrie et de traiter ensuite la tête du palmier avec un fongicide (voir plus loin).

En éliminant le haut des galeries, les caries ou les tissus pourris, on se rapproche du bourgeon terminal (le bourgeon terminal est situé approximativement à la hauteur des palmes en position horizontale). Ce bourgeon qui contient à sa base le méristème, organe essentiel à la vie du palmier, est très fragile et très sensible aux attaques de micro-organismes, il faut donc éviter de trop s’en rapprocher. Mais, quand le palmier est profondément infesté ou pourri et que l’assainissement conduit à trop se rapprocher du méristème (on s’en rend compte car au fur et à mesure que l’on coupe les bases de palmes, on met en évidence des palmes de plus en plus petites et tendres), le palmier ne sera pas récupérable et il vaut mieux alors l’étêter (ou l’abattre). L’assainissement peut conduire à couper au niveau ou sous le méristème, on s'en rend compte quand on atteint les tissus fibreux du haut du stipe (à distinguer des bases de palmes) ; dans ce cas le palmier n'est évidemment plus récupérable.


assainissement automne

Photo décembre 2015

reprise apres assainissement

 Photo juin 2016

reprise apres assainissement2

Photo septembre 2016

3.1.2 - Traitements de protection après assainissement mécanique

a. Traitements insecticides

Après curage complet des parties infestées il est nécessaire que le professionnel fasse un traitement préventif avec un insecticide liquide (voir insecticides autorisés en attente de précisions de la DGAL ou du Sral-Paca) en inondant la tête du palmier et les bases des palmes qui ont été éventuellement conservées.

a1. Un traitement aux nématodes serait moins efficace.
Les nématodes sont actifs et efficaces tant que les températures ne descendent pas au dessous de 10°c. Les nématodes sont très sensibles au dessèchement et à des températures supérieures à une trentaine de degrés. Les nématodes ont besoin de se trouver protégés dans un milieu très humide pour survivre et se déplacer. Ils sont donc efficaces en traitement préventif sur des palmiers qui ont toutes leurs palmes car la solution de nématodes va se retrouver à la base des palmes où ils vont bénéficier pendant environ trois semaines d’un microclimat favorable.
Par contre, ce n'est plus du tout le cas lorsque la tête du palmier a été assainie. Les nématodes versés sur une tête de palmier assainie vont être capables une fois entraînés dans les galeries et donc à l’abri, de se déplacer et donc de tuer de manière très efficace les éventuelles larves restantes. Par contre, ils ne vont pas survivre en surface et seront donc incapables de tuer les charançons femelles qui vont venir pondre sur la tête assainie du palmier.

a2. Traitement par injection de Revive
Concernant le traitement préventif post-assainissement, pour les grands palmiers, afin que la diffusion se fasse plus rapidement, il est recommandé de procéder à l’injection à environ un mètre sous le bourgeon terminal (ne pas injecter plus haut pour éviter tout risque phytotoxique). Le reste du protocole est identique à celui fourni plus haut pour protéger les palmiers.

b. Traitement fongicide
Après assainissement, surtout s’il y a eu développement de pourriture (même si les tissus pourris ont été enlevés), il convient d’appliquer un traitement fongicide sur toute la partie blessée. Plusieurs fongicides sont autorisés. Ceux à base de mancozèbe sont recommandés par le Ministère il est regrettable qu’aucun fongicide systémique ne soit encore autorisé.

(*) article Michel Ferry et Susi Gomez (Station de recherche Phoenix) avec la collaboration de Daniel Chabernaud (PROPALMES83) - 15/02/16

22) Contre le papillon

En ce qui concerne le papillon, compte tenu du fait que la larve du papillon creuse des galeries longitudinales de 30 à 40 cm de longueur, elle est difficile à atteindre lorsqu'elle est au fond.
Pour cette raison certains pépiniéristes recommandent de traiter à l'insecticide biologique "Conserve" après un orage ou après avoir passé les galeries au jet d'eau de manière à faire remonter les larves vers l'orifice. Il est également possible, après avoir arasé les palmes attaquées d'extraire les larves des galeries avec un outil approprié : fil de fer ou corde à piano. Dans le cas du papillon il y a une seule larve par galerie. Il est nécessaire ensuite de nettoyer correctement pour éviter le développement de moisissures qui sont souvent la cause du dépérissement du palmier (alcool à brûler par exemple) ou avec un fongicide.

L'Ostrinil qui est un produit phytosanitaire biologique utilise les propriétés entomopathogène de la souche 147 du champignon Beauveria bassiana. Son emploi est autorisé pour les traitements contre le papillon.

IMPORTANT : Les traitements avec le Conserve ou l'Ostrinil, doivent être effectués par des professionnels.

Des traitements réguliers (au minimum toutes les 3 semaines) avec des nématodes Steinernema carpocapsae qui sont des vers microscopiques entomophages  (Type Palmanem, Palmalife ou autres spécialités commerciales ) peuvent être réalisés par les particuliers. Ils donnent de bons résultats lorsque les conditions de température et d'hygrométrie sont respectées (12°C < température ambiante < 30°C) en prenant soin de bien humidifier le palmier avant de traiter pour permettre aux nématodes de se déplacer facilement et de survivre plus longtemps. Traiter le soir surtout lorsque les températures diurnes sont élevées.

Lutte collective

Il ne sera pas possible d'éradiquer ces organismes nuisibles que sont le papillon et le charançon rouge du palmier sans appliquer une lutte collective coordonnée. On peut comprendre facilement que si mon voisin traite son palmier et que je ne traite pas le mien, le sien sera rapidement ré-infesté et nous ne réussirons pas à stopper la prolifération.

Les traitements au coup par coup sont donc voués à l'échec !

C'est la raison pour laquelle le plan d'action Arecap de lutte collective a été lancé par la CAVEM en 2016, en partenariat avec Fredon, l'Inra, les services techniques des villes, Syngenta, le CMSP et Propalmes83 et nous espérions que les résultats obtenus et présentés à la DGAL en octobre 2018 et février 2019 auraient décidé les services du ministère à généraliser la lutte collective à l'ensemble des communes contaminées du territoire. Ce n'est malheureusement pas le cas !

 

Obligation des professionnels

Les professionnels qui interviennent pour traiter les palmiers contre le charançon rouge du palmier doivent être "agréés CRP" par la Draaf-Paca après avoir suivi une formation spécifique.

Leurs obligations ont été rappelées dans un document publié sur le site de la Draaf en 2017 : obligations des professionnels.

Ils doivent respecter  l'instruction technique DGAL/SDQSPV/2019-531.

 

 

 

 

 

mise à jour -30 avril 2020

 

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