ARECAP ARECAP

Informations et liens concernant le projet ARECAP

Arecap, les premiers résultats très encourageants : la lutte continue !

Arecap la lutte continue en 2018 !

En 2017 : 4644 palmiers ont été traités dont 4126 palmiers privés et 518 publics sur le territoire de la Cavem (Communauté d'aglomération Var Estérel Méditerranée regroupant les 5 communes : Les Adrets de l'Estérel, Fréjus, Puget-sur-Argens, Roquebrune-sur-argens, saint-Raphaël). Plus de 2400 proriétaires privés se sont engagés à faire traiter leurs palmiers dans le cadre d'Arecap. C'est déjà bien si on tient compte du fait que certains autres propriétaires font également traiter leurs palmiers avec des "stratégies" agréés différentes mais pas encore assez pour permettre de faire baisser drastiquement la population de charançons.

La lutte collective Arecap initialement prévue pour durer idéalement 3 ans s'étendra sur 5 ans pour tenir compte des derniers et nouveaux inscrits en 2018.

La campagne de traitements a repris depuis début mars. Si vous aussi vous souhaitez faire traiter vos palmiers, il n'est pas encore trop tard, n'hésitez pas à vous inscrire par Internet sur le site de la Cavem vous y trouverez les conditions et le formulaire d'inscription à remplir en vous laissant guider.

inscription en ligne arecap 2018

Pour ceux qui n'ont pas accès à Internet, vous pouvez leur conseiller d'appeler le numéro vert gratuit mis à leur disposition :

engagez vous

Même si vos palmiers peuvent être traités toute l'année, le printemps reste la saison la plus favorable en dehors des épisodes pluvieux.

Si vos palmiers ont été traités de juillet à novembre l'année précédente nous vous recommandons vivement d'accepter de les faire traiter dès le printemps l'année suivante. Ceci afin de tenir compte des périodes de sécheresse exceptionnelle des sols que nous avons connues en 2016 et surtout en 2017 et qui pourraient se reproduire dans les années à venir.

 Des arrêtés municipaux devraient être pris prochainement par les Maires des communes de la Cavem pour contraindre les propriétaires indélicats, qui laissent leurs palmiers infestés sans les traiter, contaminer leur environnement et participer à la propagation des charançons. Nous espérons ne plus voir dans les propriétés publiques ou privées des palmiers laissés à l'abandon pendant des mois jusqu'à ce qu'ils soient réduits à l'état de "totem". A noter qu'un palmier infesté ne relâche plus de charançons lorsque les tissus sont complètement secs. Les larves de charançons ne trouvent plus de sève pour se nourrir et les femelles adultes quittent alors le palmier pour s'installer dans l'un des palmiers du voisinage.

Les premiers résultats très encourageants depuis 2016..

Les premiers résultats d'Arecap enregistrés à la fin de la campagne de traitement (15 novembre 2017) pour les traitements effectués depuis 2016 portent sur 2701 palmiers référencés et suivis par la Cavem. Les remontées du terrain permettent de déterminer un taux d'échec inférieur à 1,5% ! Ils ont été publiés par Frédéric Ferrero, directeur du service environnement de la Cavem et responsable technique d'Arecap lors de la réunion organisée par le CMSP à Antibes le 31 janvier 2018, vous trouverez le support de sa présentation ICI.

Ce résultat très encourageant est obtenu sur des palmiers qui ont été traités alors qu'ils étaient "visuellement" sains ou asymptomatiques.

Sur les 2701 palmiers, 39 palmiers se sont trouvés en échec et ont été perdus ! Ce sont donc une vingtaine de propriétaires qui ont eu à déplorer la perte de leurs palmiers ! Bien entendu nous le regrettons pour eux. Nous les remercions d'avoir fait un acte citoyen et d'avoir rendu service à la communauté car, si le produit n'a pas pu tuer les larves qui étaient déjà adultes ou à un stade de développement avancé, le traitement a empêché le développement de nouvelles larves et à fait échouer les pontes qui se sont produites après le traitement.

Sans traitement Arecap ce ne sont pas 39 mais environ 450 palmiers que nous aurions perdus ! Nous avons donc pu sauvegarder, provisoirement certes, un patrimoine végétal de 411 palmiers que l'on pourrait valoriser, pour se donner une idée, à plus de 2 millions d'euros !

Pour pérenniser les résultats d'Arecap il est absolument essentiel que les services de l'Etat (La DGAL - direction générale de l'Alimentaion) dont c'est la responsabilité, engagent dès cette année la généralisation de la lutte collective sur l'ensemble du littoral méditerranéen.

Rappelons

1 ) que les traitements préventifs sont obligatoires sur tous les palmiers du territoire de la CAVEM qui est maintenant classé en zone contaminée étendue.

2) que le traitement par injection, même s'il peut avoir un effet curatif sur les larves néonatales, n'est homologué que pour des traitements préventifs sur des palmiers sains.

L'insecticide chimique dont le constituant efficace est l'émamectine benzoate, est diffusé par la sève montante dans le palmier. En quelques heures, voire quelques jours, suivant le degré d'hygrométrie des sols, les bases des palmes se trouvent protégées contre l'attaque du charançon (ou du papillon d'ailleurs ! puisque, suivant les experts de Syngenta, le Revive, c'est le nom commercial du produit insecticide, est encore plus efficace contre les lépidoptères (les papillons)).

Compte tenu du taux d'infestation, il est assez fréquent que des palmiers soient injectés alors qu'ils sont visuellement sains ou asymptomatiques bien qu'étant déjà infestés à un stade plus ou moins avancé ce qui est le cas lorsque les pontes du charançon sont effectuées dans des palmes latérales. Dans ce cas les symtômes visuels peuvent n'apparaître que très tardivement. Il est donc recommandé, même si vous avez fait traiter préventivement vos palmiers de les surveiller très régulièrement et de prévenir le professionnel qui les a traités en cas de détection de symptomes d'infestation.

Retour Accueil

 

Point de situation ARECAP au 17 novembre 2016

Le 17 novembre 2016, la CAVEM avait invité dans la salle Félix Martin de Saint-Raphaël, de nombreux représentants des collectivités locales de la Région, de la DRAAF, du SRAL des FREDONS (Corse - PACA - Langedoc Roussillon)  pour faire un premier bilan de la première saison de la lutte collective organisée sur le territoire de la CAVEM.

Malgré un démarrage laborieux la deuxième semaine de juin, compte tenu des négociations et de la mise en place du dispositif, le bilan est malgré tout très positif. Il le serait bien davantage si nous avions reçu l'aide demandé au Ministère de l'Agroalimentaire pour modifier l'arrêté du 21 juillet 2010, corriger certaines erreurs techniques, incompréhensibles et prendre en compte les modifications présentées par Michel Ferry dès le mois de février 2016 pour adapter la stratégie n°3 en fonction des constats faits sur le terrain depuis mars 2014.

Comme le rappelait Frédéric Ferrero, directeur de l'Environnement E3D à la CAVEM, ARECAP est la première lutte collective, coordonnée entre les propriétaires publics et privés de cette ampleur, organisée en France depuis que l'arrêté du 21 juillet 2010 déclarait la lutte obligatoire contre le charançon rouge des palmiers. Il a donc fallu tout inventer et tout créer depuis la géolocalisation des 18000 palmiers pennés présents sur le territoire en 2015 et repérés grâce aux cartographies aériennes (un travail qui a été effectué en un peu plus d'un mois par Rémy Currau stagiaire au service SIG de Fréjus en collaboration avec Laurent Salvarelli, technicien au service Environnement E3D de la CAVEM). Il a fallu ensuite coupler la base de données avec celle du SIG (Service d'informations géographiques) pour pouvoir situer les palmiers sur le cadastre et permettre un suivi des palmiers après traitement. Il a fallu créer un fichier d'inscription en ligne et ouvrir un N°Vert pour que les particuliers puissent s'inscrire ; impliquer deux professionnels locaux dans la démarche en plus de l'applicateur déjà en contrat de commission avec Syngenta, organiser la répartition des chantiers par professionnel, créer et diffuser les supports de communication pour informer les particuliers, etc, etc..

Le résultat au 17 novembre 2016 : 3000 palmiers ont été traités par endothérapie en 2016 sur le territoire de la CAVEM dont 280 avant le démarrage des traitements ARECAP. En ce qui concerne ARECAP 1300 propriétaires privés se sont engagés sur 3 ans pour faire traiter leurs palmiers. 2200 palmiers privés et 520 publics ont été traités du 9 juin au 15 novembre. La FREDON a posé 70 pièges : 5 aux Adrets, 20 sur Fréjus, 10 au Puget, 15 sur Roquebrune et 20 sur Saint-Raphaël. Lors du premier relevé entre le 27 septembre et le 19 octobre 2016, 11 pièges avaient disparu et 14 avaient été renversés. Dans les 50 pièges qui ont pu être relevés 2848 CRP ont été capturés dont une grande majorité de femelles.

Présentation de Frédéric Ferrero :

Arecap : première démonstration de lutte collective public/privé pour sauver les palmiers

 

La réunion ARECAP du 17 novembre, organisée par la CAVEM avait pour but de faire le point de situation sur la première année de traitements et d' appeler à la création d'un Comité de pilotage CRP national pour aider et inciter les communes du littoral méditerranéen à s'engager à leur tour afin de généraliser la lutte au littoral méditerranéen.

Lancement du plan d'action ARECAP de la CAVEM

ATTENTION : pour les renseignements concernant les inscriptions, voir la rubrique INSCRIPTIONS TRAITEMENTS PALMIERS

 

Le 22 avril 2016, la CAVEM organisait une conférence de Presse au théâtre le Forum à Fréjus pour lancer officiellement le Plan d'action ARECAP.

160401 panneau arecap

ARECAP est un plan d'action de lutte collective pour sauver les palmiers de la Communauté d'Agglomération Var Est Méditerranée (Les Adrets de l'Estérel, Fréjus, Puget-sur-Argens, Roquebrune-sur-Argens, Saint-Raphaël).

Quel est l'objectif ? =>  traiter la grande majorité des palmiers Phoenix canariensis, qu'ils soient publics ou privés entre avril et septembre 2016 en chantiers groupés et continus pour réduire la population des charançons rouges du palmier (CRP), et par la même occasion celle des papillons Paysandisia Archon (PA) pour pouvoir ensuite atteindre une quasi éradication en 2 ou 3 années. L'opération s'effectuera dans le cadre de la démonstration scientifique ARECAP et sera donc reconduite, dans les mêmes conditions en 2017 et 2018.

La condition indispensable pour sa réussite ? => pour sauver les palmiers il faut absolument qu'une large majorité des propriétaires de palmiers s'engage à traiter ses palmiers afin de pouvoir traiter 70 à 80% des palmiers pour éviter des réinfestations. Le plus rapidement possible, la démonstration devra ensuite être généralisée aux communes avoisinantes puis à l'ensemble du littoral méditerranéen. 

Qui est concerné ? => tous les propriétaires de palmiers situés sur le territoire de la CAVEM. Rappelons que la lutte contre le charançon rouge du palmier est obligatoire sur tout le territoire national.

Ce plan concerne les propriétaires publics et privés qui pourront faire traiter dans un premier temps leurs palmiers Phoenix canariensis, réputés sains, assainis, ou asymptômatiques au prix forfaitaire de 72€ TTC par palmier.

Pour les propriétaires privés, ce prix comprend, le produit et l'intervention de l'applicateur ainsi que la suppression des inflorescences présentes au moment de l'intervention.

Le traitement protège les palmiers pendant 1 an contre les dégâts qui pourraient être occasionnés par les larves.

Pendant cette période le palmier se transforme en "piège à charançons" dans ce sens que les larves des charançons qui pourraient venir pondre leurs oeufs sur le palmier seraient tuées par le produit ce qui contribue à un pseudo effet vaccin qui devrait permettre de réduire considérablement la population des charançons..

Comment participer ? =>voir la rubrique Inscriptions Traitements Palmiers

pour participer il vous suffira, pour ceux qui ont Internet de remplir un formulaire d'inscription (nous vous communiquerons les liens vers ces formulaires dès qu'ils seront connus, vous devrez en vous aidant des photographies, déterminer le nombre de palmiers que vous voulez faire traiter et renvoyer le chèque correspondant à la CAVEM.

Pour ceux qui n'utilisent pas encore Internet ils recevront un formulaire d'inscription dans leur boîte aux lettres qu'ils devront remplir et retourner avec leur chèque à la CAVEM.

Pourquoi participer ?=> seule la participation d'une grande majorité de propriétaires de palmiers permettra d'atteindre le but fixé  pour permettre de réduire la population des charançons en dessous de leur seuil de nuisance.  Ce but est de traiter le plus grand nombre (70 à 80%) de palmiers du territoire. Il sera alors possible d'éliminer les foyers résiduels par des moyens biologiques.

Quel produit et quelle méthode seront utilisés ? Le produit utilisé sera le "Revive ®" de la société Syngenta. Ce produit insecticide utilise une molécule chimique : le benzoate d'émamectine. La méthode utilisée sera l'endothérapie qui consiste à injecter 50ml de produit répartis dans 4 trous percés dans le stipe (tronc) du palmier à hauteur d'homme à une profondeur de 10 à 15cm dans le stipe vrai (et non dans les restants de palmes). Le produit insecticide est confiné à l'intérieur du palmier sans aucun contact avec l'environnement. C'est la sève du palmier qui véhicule le produit jusque dans les palmes. en fonction de la saison et de sa hauteur le palmier sera correctement protégé au bout de 2 à 3 semaines.Comme pour tout produit phytosanitaire, il n'est pas possible de garantir un taux de réussite de 100%.

L'efficacité du Revive en champ expérimental était de 99%.

En 2015 , en situation "commerciale" pour la première année, le taux d'éfficacité était de 95%. Les échecs sont expliqués par l'INRA qui a observé que contrairement à ses recommandations : le produit n'avait pas toujours été injecté dans 4 trous mais dans 2 ou 3, que le produit n'avait pas été injecté dans le stipe vrai mais dans des restants de palmes, que le produit était injecté sous pression de 2 bars alors que l'INRA a pu montrer que la pression avait pour effet d'augmenter la phytotoxicité du produit (les conditions d'injection lors des essais qui avaient conduit à l'autorisation de mise sur le marché du produit étaient différentes le produit étant infusé à pression quasi nulle).

Dans le cadre du projet ARECAP ce sont les méthodes et recommandations de l'INRA qui seront utilisées.

Quelles sont les garanties ? La FREDON, en tant que partenaire du projet ARECAP contrôlera le respect des protocoles de traitement par les applicateurs. Un réseau de piégeage des charançons sera mis en place pour contrôler en permanence l'évolution de la population des charançons et permettre un suivi. Michel Ferry, chercheur à l'INRA apportera son expertise en tant que directeur scientifique du projet.

Quels seront les applicateurs ? Les applicateurs seront cooptés entre la CAVEM, la FREDON, et la société Syngenta. Le choix sera effectué parmi les professionnels du territoire de la CAVEM agréés pour le traitement du Charançon par la DRAAF PACA.

Pourquoi une démonstration ? Le plan ARECAP est une démonstration de l'application de la stratégie de traitement n°3 prévue par l'arrêté ministériel du 21 juillet 2010, modifié le 24 juillet 2014.  C'est la première fois, qu'une collectivité s'engage dans une lutte collective contre le charançon au niveau de tout un territoire.

Quels sont les partenaires du projet ARECAP ?

- La CAVEM : Nello Broglio en tant qu'élu, vice-président de la CAVEM, est le porteur du projet au niveau politique. Frédéric Ferrero, directeur du service environnement E3D en assure la responsabilité au niveau opérationnel.

- La FREDON PACA (Fédération Régionale de Défense contre les Organismes Nuisibles de Provence Alpes Côte d’Azur) agréée par la DRAAF PACA (Direction Régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et des Forêts).

- l'INRA (Institut National de Recherche Agronomique) représentée par Michel Ferry en tant que directeur scientifique.

- Les services techniques des 5 mairies pour les villes des Adrets de l'Estérel, Fréjus, Puget-sur-Argens, Roquebrune-sur-Argens, Saint-Raphaël.

- Le CMSP (Collectif Méditerranéen pour la Sauvegarde des Palmiers) représenté par Daniel Chabernaud

- PROPALMES83 (association des propriétaires de palmiers Var Est Méditerranée) représentée par son président Claude Vergnes

- La socièté Syngenta

 

Retour Actualités