ARECAP ARECAP

Informations et liens concernant le projet ARECAP

Arecap : la lutte collective contre le charançon rouge continue !

 Alors que le nombre de nouveaux palmiers infestés doublait chaque année, et que le taux d'infestation était approximativement de 7% en 2014 et 12% en 2015 sur le territoire de la Cavem,  le taux d'échecs apparents constaté fin 2018 sur 4336 palmiers traités depuis 2016 et 2017 n'est que de 2,6% pour l'année 2018. Ceci démontre que la lutte collective menée depuis juin 2016 a permis de sauver plus d'un millier de palmiers ! Pour son propriétaire, la perte financière d'un Phoenix canariensis est en moyenne de 6000€ pour un palmier dont le stipe fait environ 3m de hauteur (incluant la valeur du palmier, les frais d'abattage et d'évacuation, les frais de dessouchage) à laquelle il faudrait ajouter les frais de remplacement par un végétal de même intérêt esthétique et d'ombrage, nécessitant aussi peu d'entretien. C'est donc plus de 7 millions d'euros qui ont été provisoirement épargnés dont 87% à la charge des seuls propriétaires privés! Provisoirement.. car il faudra bien entendu arriver à éradiquer le charançon rouge, ce qui reste l'objectif à terme.

 

Arecap bilan 2018

 

Lettre adressée par l’équipe projet ARECAP aux propriétaires inscrits en 2018

 

Madame, Monsieur,

Vous êtes inscrits au plan d'action ARECAP (Action en Réseau pour l’Eradication du Charançon rouge et l’Assainissement des Palmiers) piloté par la Communauté d’Agglomération Var-Estérel-Méditerranée (CAVEM) depuis 2016, 2017 ou 2018.

Pour l’année 2019, les traitements vont recommencer dès le mois de mars, nos applicateurs sont d’ailleurs, pour certains, déjà entrés en contact avec vous, ou le feront pour les autres très prochainement.

Afin de vous permettre de prendre vos dispositions pour les prochaines années nous tenons à vous informer que les traitements préventifs au tarif négocié de 72€/an/palmier se poursuivront au moins jusqu'en 2021, au-delà de la période de 3 ans initialement envisagée au moment des premières inscriptions.

Cette décision est prise en concertation avec l'association PROPALMES83, la CAVEM et sur les conseils de Michel FERRY, scientifique, ex chercheur à l'INRA, et aujourd'hui expert de l’Organisation des Nations Unis pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) pour le traitement des palmiers contre le charançon rouge du palmier (CRP). Nous invitons donc les propriétaires qui ont accepté de s'engager dans notre opération de sauvegarde à continuer de faire traiter leurs palmiers par injection.

Vous trouverez en pièce jointe une note d’information vous en expliquant les raisons. Ce document synthétique entend :

    dresser un premier bilan de l’opération ARECAP,
    rappeler les enjeux en présence et les objectifs fixés,
    faire le point sur la réglementation en vigueur,
    souligner l’efficacité de la méthode de traitement utilisée malgré l’occurrence exceptionnelle d’échecs (aucun traitement phytosanitaire n’étant garanti à 100%),
    présenter un moyen de lutte complémentaire efficace dont nous encourageons la mise en place pour augmenter les chances de réussite de l’opération : le piégeage,
    préconiser diverses mesures préventives à appliquer sur le plan technique pour assurer la sauvegarde de votre patrimoine végétal.  

Nous vous remercions de bien vouloir consacrer le temps suffisant à la lecture de cette note dans son intégralité. Certaines informations dernièrement parues dans les médias et laissant à penser que la lutte contre le Charançon Rouge du Palmier était vouée à l’échec ont pu semer le doute chez certains d’entre vous.

Lors de la réunion nationale de concertation qui s'est tenue au ministère de l'Agriculture le 11 février dernier et à laquelle nous participions avec les représentants de PROPALMES83 et du CMSP*, l 'Anses* a tenu à affirmer par la voix du Directeur de la santé du végétal, Philippe REIGNAULT, qu'il ne fallait surtout pas arrêter la lutte, bien au contraire, et que les conclusions du rapport de l'Anses avaient été mal comprises par les médias. Le ministère a d'ailleurs réaffirmé sa volonté de maintenir la lutte contre le charançon sur le territoire national.

Notre patrimoine palmiers représente une valeur financière importante pour les propriétaires de palmiers et un enjeu économique pour le développement de notre Région tournée vers le tourisme.

Nous vous rappelons que vous vous trouvez sur un territoire fortement impliqué et engagé contre la prolifération de ce ravageur depuis 2016 dans le cadre d’un plan de lutte en masse collective reconnu comme exemplaire à l’échelle nationale. En effet, le traitement d’une grande majorité de palmiers combiné aux opérations de piégeage et complété par une lutte au quotidien contre les foyers de dissémination de l’insecte (palmiers infestés) devrait nous permettre dans les années à venir d’abaisser drastiquement la population du nuisible jusqu’à atteindre son éradication.

L’équipe projet ARECAP en collaboration avec l’association PROPALMES83

* Collectif Méditerranéen pour la Sauvegarde des Palmiers (CMSP)

* Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses)

Opération Arecap 500 pièges

L' opération "Arecap 500 pièges" s'adresse exclusivement aux propriétaires dont les palmiers sont traités dans le cadre de l'opération ARECAP

 

Quel est l'objectif de l'opération Arecap 500 pièges ?

  1) surveiller l’évolution de la population des CRP sur notre territoire ;
  2) impliquer directement au moins 250 propriétaires de palmiers volontaires, dont les palmiers sont obligatoirement traités dans le cadre d’Arecap (*) en leur demandant leur collaboration active ;
  3) de localiser les zones dans lesquelles peuvent se trouver des foyers d’infestation afin de les traiter.

Cette opération, prévue sur une durée de 3 ans, est réalisée en partenariat avec le Conseil régional Sud PACA, l’association Propalmes83, la Fredon-PACA, la société Bergon distributeur des kits de  piègeage et la société Koppert fournisseur.

(*) Dans les conditions actuelles de forte infestation, nous rappelons que le piégeage, seul,  ne peut pas être considéré comme un moyen de lutte efficace pour assurer la protection des palmiers contre le charançon, même s’il contribue à en faire baisser la population. Il s’agit donc principalement d’un moyen de contrôle qui devra être placé le plus loin possible des palmiers.

 

En quoi consiste-t-elle ?

500 pièges vont être installés et géolocalisés sur l’ensemble du territoire de la CAVEM, découpé pour l’occasion en 12 zones (voir photo ci-desous).

 Dans un premier temps 250 pièges seront disposés sur l’espace public et 250 pièges seront mis gratuitement à la disposition des propriétaires bénévoles qui accepteront de participer à l'opération et d’installer un piège dans leur propriété. Ils s'engagent à  retransmettre mensuellement le relevé du nombre de CRP capturés.

Au total, environ 40 pièges (20 publics/20 privés) seront répartis par zone géographique.

Les pièges doivent contenir un attractif (phéromone) pour pouvoir capturer les charançons. Ces attractifs sont à placer dans les pièges. Ils seront fournis gratuitement la première année et devront être changés tous les 3 mois.

Les pièges seront définitivement acquis par les propriétaires à condition d’avoir régulièrement transmis les relevés (mensuels) des captures pendant les 3 années de l’opération. Les participants pourront se procurer les attractifs nécessaires pour les 2ème  et 3ème années au prix spécial de 7,20€ TTC accordé uniquement pour cette opération.

Le positionnement des pièges sur la zone doit être tel que chaque piège puisse couvrir une superficie plus ou moins équivalente. Après analyse des candidatures, seules seront retenues celles qui sont compatibles avec le schèma d'implantation prévisionnel. Les candidats retenus sont avertis et invités à retirer leur piège dans le magasin de Fréjus de la société Bergon, partenaire de l'opération.

 

plan decoupage territoire

 

Comment participer à l'opération

A la fin de la première semaine de juillet, nous avion déjà de nombreux inscrits. Il n'est pas trop tard pour participer.

Si vous souhaitez participer, faites-vous connaître dans les meilleurs délais par courrier électronique/mail (obligatoire dans le cadre des échanges suivants) à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. en indiquant vos coordonnées : nom, prénom, adresse postale et numéro de téléphone (portable de préférence) ou téléphonner au n°vert 0 800 10 40 11 mais vous devez obligatoirement pouvoir communiquer vos résultats de captures par Internet sur le formulaire de transmission des relevés mensuels.

Le piège que nous vous proposons est du type PALMatrap de la Société Koppert qui sera distribué, pour cette opération, par la société BERGON à Fréjus selon les modalités qui vous seront indiquées. C’est un piège « à sec » qui se pose directement sur le sol et qui ne nécessite aucun entretien particulier si ce n’est de changer la phéromone tous les 3 mois. Une notice explicative vous sera fournie lors de son retrait en magasin.

 

En adhérant à l’opération ARECAP 500 pièges, vous nous aiderez à lutter encore plus efficacement contre le charançon rouge des palmiers et donc à sauvegarder notre patrimoine végétal emblématique du littoral méditerranéen.

 

Comment fonctionne un piège à charançon

La forme du piège, sa couleur, sa texture sont étudiés pour tenir compte du comportement du charançon rouge du palmier (pour en savoir plus sur le comportement du charançon voir la vidéo sur les études menées par la Station Phoenix à Elche

Dans le piège on dispose un attractif : une phéromone.

la phéromone d'agrégation du charançon est une substance chimique volatile (médiateur chimique) émise par les charançons mâles dans certaines circonstances. Ils transmettent ainsi un signal dont l’effet est d'attirer les autres charançons des deux sexes (d’où son qualificatif « agrégatif » et non sexuel). Pour des raisons encore mal expliquées, les pièges à phéromone du CRP capturent en général plus de femelles (70% des captures) que de mâles. La nature chimique de la phéromone d’agrégation du CRP a été identifiée en 1993 (Hallett et al 1993). Elle est produite par synthèse chimique par plusieurs laboratoires. Les distributeurs proposent tous la même phéromone mais conditionnée sous formes diverses.

La qualité de la phéromone est donc essentiellement liée à sa rémanence dans le temps dans des conditions climatiques contraignantes.

Pour renforcer le pouvoir attractif du piège il pourrait être utile d'ajouter de l'eau et des attractifs alimentaires (restants de palmes, dattes,etc...) qui sont à surveiller et à renouveler très régulièrement. On pourrait ajouter également une kairomone. Les kairomones d’attraction du CRP sont des substances chimiques volatiles d’origine végétale qui transmettent un signal qui va attirer les CRP vers l’endroit d’où elles proviennent. Ces substances sont de nature très variées et en mélange, dont la nature chimique précise est mal connue. Ces substances sont entre autres produites par le palmier quand il est blessé ou par certains produits végétaux tels que des dattes, de la canne à sucre ou de la mélasse en fermentation. Ce sont ces produits en contact avec de l’eau que l’on place dans les pièges afin de capturer un maximum de CRP. Il a en effet été démontré que les captures dans les pièges étaient multipliées par 5 à 8 quand ces produits étaient ajoutés au diffuseur de la phéromone d’agrégation. Malheureusement, l’effet d’attraction de ces produits végétaux disparaît au bout d’une à trois semaines et il faut donc les renouveler régulièrement. En substitution des produits végétaux, sont parfois utilisées des diffuseurs de produits chimiques dit kairomones de synthèse (surtout l’acétate d’éthyle) mais leur attraction est bien moindre.

Dans le cadre de l'opération 500 pièges Arecap pour éviter des contraintes de maintenance des pièges et faciliter leur utilisation par tous les propriétaires bénévoles et afin que tous les relevés soient effectués dans les mêmes conditions, il est demandé de faire fonctionner le piège "à sec" sans eau ni attractif alimentaire, ni kairomone.

Pour les mêmes raisons nous avons privilégier un piège facile à poser sur le sol sans besoin de creuser. Une pierre posée dans la cuvette, peut permettre de le lester si nécessaire. Il est également possible de le fixer au sol avec une "sardine".

Informations sur le piège PalmAtrap fourni par la Société Bergon à Fréjus distributrice de la marque Koppert.

Pour ceux qui veulent aller plus loin et dénombrer les mâles et les femelles qui auront été capturés dans les pièges, ils peuvent les identifier à partir de leur portrait robot que nous avons publié dans l'article sur  les Ravageurs.

 

Arecap, moins de 1,5% d'échecs : la lutte continue !

Arecap la lutte continue en 2018 !

En 2017 : 4644 palmiers ont été traités dont 4126 palmiers privés et 518 publics sur le territoire de la Cavem (Communauté d'aglomération Var Estérel Méditerranée regroupant les 5 communes : Les Adrets de l'Estérel, Fréjus, Puget-sur-Argens, Roquebrune-sur-argens, saint-Raphaël). Plus de 2400 proriétaires privés se sont engagés à faire traiter leurs palmiers dans le cadre d'Arecap. C'est déjà bien si on tient compte du fait que certains autres propriétaires font également traiter leurs palmiers avec des "stratégies" agréés différentes mais pas encore assez pour permettre de faire baisser drastiquement la population de charançons.

La lutte collective Arecap initialement prévue pour durer idéalement 3 ans s'étendra sur 5 ans pour tenir compte des derniers et nouveaux inscrits en 2018.

La campagne de traitements a repris depuis début mars. Si vous aussi vous souhaitez faire traiter vos palmiers, il n'est pas encore trop tard, n'hésitez pas à vous inscrire par Internet sur le site de la Cavem vous y trouverez les conditions et le formulaire d'inscription à remplir en vous laissant guider.

inscription en ligne arecap 2018

Pour ceux qui n'ont pas accès à Internet, vous pouvez leur conseiller d'appeler le numéro vert gratuit mis à leur disposition :

engagez vous

Même si vos palmiers peuvent être traités toute l'année, le printemps reste la saison la plus favorable en dehors des épisodes pluvieux.

Si vos palmiers ont été traités de juillet à novembre l'année précédente nous vous recommandons vivement d'accepter de les faire traiter dès le printemps l'année suivante. Ceci afin de tenir compte des périodes de sécheresse exceptionnelle des sols que nous avons connues en 2016 et surtout en 2017 et qui pourraient se reproduire dans les années à venir.

 Des arrêtés municipaux devraient être pris prochainement par les Maires des communes de la Cavem pour contraindre les propriétaires indélicats, qui laissent leurs palmiers infestés sans les traiter, contaminer leur environnement et participer à la propagation des charançons. Nous espérons ne plus voir dans les propriétés publiques ou privées des palmiers laissés à l'abandon pendant des mois jusqu'à ce qu'ils soient réduits à l'état de "totem". A noter qu'un palmier infesté ne relâche plus de charançons lorsque les tissus sont complètement secs. Les larves de charançons ne trouvent plus de sève pour se nourrir et les femelles adultes quittent alors le palmier pour s'installer dans l'un des palmiers du voisinage.

Les premiers résultats très encourageants depuis 2016..

Les premiers résultats d'Arecap enregistrés à la fin de la campagne de traitement (15 novembre 2017) pour les traitements effectués depuis 2016 portent sur 2701 palmiers référencés et suivis par la Cavem. Les remontées du terrain permettent de déterminer un taux d'échec inférieur à 1,5% ! Ils ont été publiés par Frédéric Ferrero, directeur du service environnement de la Cavem et responsable technique d'Arecap lors de la réunion organisée par le CMSP à Antibes le 31 janvier 2018, vous trouverez le support de sa présentation ICI.

Ce résultat très encourageant est obtenu sur des palmiers qui ont été traités alors qu'ils étaient "visuellement" sains ou asymptomatiques.

Sur les 2701 palmiers, 39 palmiers se sont trouvés en échec et ont été perdus ! Ce sont donc une vingtaine de propriétaires qui ont eu à déplorer la perte de leurs palmiers ! Bien entendu nous le regrettons pour eux. Nous les remercions d'avoir fait un acte citoyen et d'avoir rendu service à la communauté car, si le produit n'a pas pu tuer les larves qui étaient déjà adultes ou à un stade de développement avancé, le traitement a empêché le développement de nouvelles larves et à fait échouer les pontes qui se sont produites après le traitement.

Sans traitement Arecap ce ne sont pas 39 mais environ 450 palmiers que nous aurions perdus ! Nous avons donc pu sauvegarder, provisoirement certes, un patrimoine végétal de 411 palmiers que l'on pourrait valoriser, pour se donner une idée, à plus de 2 millions d'euros !

Pour pérenniser les résultats d'Arecap il est absolument essentiel que les services de l'Etat (La DGAL - direction générale de l'Alimentaion) dont c'est la responsabilité, engagent dès cette année la généralisation de la lutte collective sur l'ensemble du littoral méditerranéen.

Rappelons

1 ) que les traitements préventifs sont obligatoires sur tous les palmiers du territoire de la CAVEM qui est maintenant classé en zone contaminée étendue.

2) que le traitement par injection, même s'il peut avoir un effet curatif sur les larves néonatales, n'est homologué que pour des traitements préventifs sur des palmiers sains.

L'insecticide chimique dont le constituant efficace est l'émamectine benzoate, est diffusé par la sève montante dans le palmier. En quelques heures, voire quelques jours, suivant le degré d'hygrométrie des sols, les bases des palmes se trouvent protégées contre l'attaque du charançon (ou du papillon d'ailleurs ! puisque, suivant les experts de Syngenta, le Revive, c'est le nom commercial du produit insecticide, est encore plus efficace contre les lépidoptères (les papillons)).

Compte tenu du taux d'infestation, il est assez fréquent que des palmiers soient injectés alors qu'ils sont visuellement sains ou asymptomatiques bien qu'étant déjà infestés à un stade plus ou moins avancé ce qui est le cas lorsque les pontes du charançon sont effectuées dans des palmes latérales. Dans ce cas les symtômes visuels peuvent n'apparaître que très tardivement. Il est donc recommandé, même si vous avez fait traiter préventivement vos palmiers de les surveiller très régulièrement et de prévenir le professionnel qui les a traités en cas de détection de symptomes d'infestation.

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Point de situation ARECAP au 17 novembre 2016

Le 17 novembre 2016, la CAVEM avait invité dans la salle Félix Martin de Saint-Raphaël, de nombreux représentants des collectivités locales de la Région, de la DRAAF, du SRAL des FREDONS (Corse - PACA - Langedoc Roussillon)  pour faire un premier bilan de la première saison de la lutte collective organisée sur le territoire de la CAVEM.

Malgré un démarrage laborieux la deuxième semaine de juin, compte tenu des négociations et de la mise en place du dispositif, le bilan est malgré tout très positif. Il le serait bien davantage si nous avions reçu l'aide demandé au Ministère de l'Agroalimentaire pour modifier l'arrêté du 21 juillet 2010, corriger certaines erreurs techniques, incompréhensibles et prendre en compte les modifications présentées par Michel Ferry dès le mois de février 2016 pour adapter la stratégie n°3 en fonction des constats faits sur le terrain depuis mars 2014.

Comme le rappelait Frédéric Ferrero, directeur de l'Environnement E3D à la CAVEM, ARECAP est la première lutte collective, coordonnée entre les propriétaires publics et privés de cette ampleur, organisée en France depuis que l'arrêté du 21 juillet 2010 déclarait la lutte obligatoire contre le charançon rouge des palmiers. Il a donc fallu tout inventer et tout créer depuis la géolocalisation des 18000 palmiers pennés présents sur le territoire en 2015 et repérés grâce aux cartographies aériennes (un travail qui a été effectué en un peu plus d'un mois par Rémy Currau stagiaire au service SIG de Fréjus en collaboration avec Laurent Salvarelli, technicien au service Environnement E3D de la CAVEM). Il a fallu ensuite coupler la base de données avec celle du SIG (Service d'informations géographiques) pour pouvoir situer les palmiers sur le cadastre et permettre un suivi des palmiers après traitement. Il a fallu créer un fichier d'inscription en ligne et ouvrir un N°Vert pour que les particuliers puissent s'inscrire ; impliquer deux professionnels locaux dans la démarche en plus de l'applicateur déjà en contrat de commission avec Syngenta, organiser la répartition des chantiers par professionnel, créer et diffuser les supports de communication pour informer les particuliers, etc, etc..

Le résultat au 17 novembre 2016 : 3000 palmiers ont été traités par endothérapie en 2016 sur le territoire de la CAVEM dont 280 avant le démarrage des traitements ARECAP. En ce qui concerne ARECAP 1300 propriétaires privés se sont engagés sur 3 ans pour faire traiter leurs palmiers. 2200 palmiers privés et 520 publics ont été traités du 9 juin au 15 novembre. La FREDON a posé 70 pièges : 5 aux Adrets, 20 sur Fréjus, 10 au Puget, 15 sur Roquebrune et 20 sur Saint-Raphaël. Lors du premier relevé entre le 27 septembre et le 19 octobre 2016, 11 pièges avaient disparu et 14 avaient été renversés. Dans les 50 pièges qui ont pu être relevés 2848 CRP ont été capturés dont une grande majorité de femelles.

Présentation de Frédéric Ferrero :

Arecap : première démonstration de lutte collective public/privé pour sauver les palmiers

 

La réunion ARECAP du 17 novembre, organisée par la CAVEM avait pour but de faire le point de situation sur la première année de traitements et d' appeler à la création d'un Comité de pilotage CRP national pour aider et inciter les communes du littoral méditerranéen à s'engager à leur tour afin de généraliser la lutte au littoral méditerranéen.

Le réseau de pièges à charançons d' ARECAP

Aux dernières nouvelles, le 25 octobre 2016

Les 70 pièges ont été contrôlés par ARECAP

Sur les 70 pièges, 20 avaient été soit renversés soit avaient disparus et 2850 charançons avaient été piégés dans les 50 autres !

Merci à tous d'être très vigilants. Les pièges sont des outils de contrôle. Si vous les apercevez, n'y touchez pas, ne les déplacez pas ! S'ils ont été renversés ou déplacés à un endroit où ils ne devraient pas se trouver appelez le N° vert de la CAVEM 0 800 10 40 11.

 

 

ARECAP : mise en place d'un réseau de pièges à charançons.

 

70 pièges ont été installés fin août 2016 par les techniciens de la FREDON  (Fédération Régionale de Défense contre les Organismes nuisibles). Ces pièges ont été répartis sur l'ensemble du territoire de la CAVEM : 5 aux Adrets, 20 sur Fréjus, 10 au Puget, 15 sur Roquebrune et 20 sur Saint-Raphaël.

Le but de ces pièges est de pouvoir contrôler l'évolution de la population de charançons pendant toute la phase de démonstration ARECAP de 2016 à 2019.

 

Un piège à charançon c'est quoi?

 

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Les piège sont constitués d'un récipient ou cuvette  (couleur noire), d'une pyramide en matière synthétique noire dont la structure est adaptée à la biologie du charançon situé au dessus et fixé sur le récipient. Au dessus de la pyramide un diffuseur attractif de couleur verte qui contient en son centre une recharge de phéromones d'agrégation (*).

Dans la cuvette on peut placer un lest (pierre) pour éviter que le piège ne se renverse ainsi que des déchets de palmes qui vont renforcer le pouvoir attractif des phéromones ( bien que ce ne soit pas indispensable, le piège est prévu pour fonctionner sans eau).

Ce type de piège est commercialisé par la société Koppert sous la marque PALMatrap.

 

Comment fonctionnent-ils ?

Le charançon est attiré par la phéromone contenue dans la cartouche qui va rester active pendant de 3 mois. Au bout de 3 mois il faut remplacer la recharge.

Les pièges à charançons à base de phéromones doivent être placés à distance (25 à 30m) des palmiers. Lorsqu'il est situé à proximité ou pas trop éloigné d'un palmier, il est indispensable que le palmier soit traité car une fois attiré à proximité il est difficile de dire lequel des deux il préfèrera. Donc soyez prudents.

Donc une fois attiré par la phéromone, le charançon se pose, grimpe sur la pyramide et tombe dans le récipient où il sera possible de le récupérer ensuite.

(*) Les phéromones d’agrégation : elles sont émises soit par les mâles soit par les femelles pour réunir des individus. (INRA)

 

Les premiers résultats :

le premier relevé des 70 pièges ARECAP a commencé fin septembre 2016.

Sur 18 pièges contrôlés : 3 avaient été renversés, 1 piège ne contenait qu'un seul charançon et 934 charançons avaient été dénombrés dans les 14 autres pièges comme en témoignent les photos ci-dessous.

 934 charançons rouges capturés dans 14 pièges

160927 charancons pieges02

Pour le déjeuner et en guise d'apéritif Sébastien Régnier (technicien de la FREDON) nous avait apporté sa récolte de 934 charançons !

 

Aidez nous à les maintenir en bon état !

Lors du premier relevé, des pièges avaient été renversés. Merci d'y faire attention, ce sont des outils de contrôle qui sont utiles pour ARECAP. Ces pièges ont été placés par des techniciens. Ils sont en principe situés dans des endroits où ils ne risquent pas être bousculés ni déranger personne, plus ou moins bien dissimulés en fonction de la végétation et de leur localisation. Si vous voyez un piège renversé ou situé à un endroit qui vous paraît anormal, merci d'appeler le n° vert du service Environnement Durable de la CAVEM au 0800 10 40 11 (appel gratuit).

 

étiquette du piège à charançon