ARECAP ARECAP

Informations et liens concernant le projet ARECAP

Arecap : la lutte collective contre le charançon rouge continue !

 Alors que le nombre de nouveaux palmiers infestés doublait chaque année, et que le taux d'infestation était approximativement de 7% en 2014 et 12% en 2015 sur le territoire de la Cavem,  le taux d'échecs apparents constaté fin 2018 sur 4336 palmiers traités depuis 2016 et 2017 n'est que de 2,6% pour l'année 2018. Ceci démontre que la lutte collective menée depuis juin 2016 a permis de sauver plus d'un millier de palmiers ! Pour son propriétaire, la perte financière d'un Phoenix canariensis est en moyenne de 6000€ pour un palmier dont le stipe fait environ 3m de hauteur (incluant la valeur du palmier, les frais d'abattage et d'évacuation, les frais de dessouchage) à laquelle il faudrait ajouter les frais de remplacement par un végétal de même intérêt esthétique et d'ombrage, nécessitant aussi peu d'entretien. C'est donc plus de 7 millions d'euros qui ont été provisoirement épargnés dont 87% à la charge des seuls propriétaires privés! Provisoirement.. car il faudra bien entendu arriver à éradiquer le charançon rouge, ce qui reste l'objectif à terme.

 

Arecap bilan 2018

 

Lettre adressée par l’équipe projet ARECAP aux propriétaires inscrits en 2018

 

Madame, Monsieur,

Vous êtes inscrits au plan d'action ARECAP (Action en Réseau pour l’Eradication du Charançon rouge et l’Assainissement des Palmiers) piloté par la Communauté d’Agglomération Var-Estérel-Méditerranée (CAVEM) depuis 2016, 2017 ou 2018.

Pour l’année 2019, les traitements vont recommencer dès le mois de mars, nos applicateurs sont d’ailleurs, pour certains, déjà entrés en contact avec vous, ou le feront pour les autres très prochainement.

Afin de vous permettre de prendre vos dispositions pour les prochaines années nous tenons à vous informer que les traitements préventifs au tarif négocié de 72€/an/palmier se poursuivront au moins jusqu'en 2021, au-delà de la période de 3 ans initialement envisagée au moment des premières inscriptions.

Cette décision est prise en concertation avec l'association PROPALMES83, la CAVEM et sur les conseils de Michel FERRY, scientifique, ex chercheur à l'INRA, et aujourd'hui expert de l’Organisation des Nations Unis pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) pour le traitement des palmiers contre le charançon rouge du palmier (CRP). Nous invitons donc les propriétaires qui ont accepté de s'engager dans notre opération de sauvegarde à continuer de faire traiter leurs palmiers par injection.

Vous trouverez en pièce jointe une note d’information vous en expliquant les raisons. Ce document synthétique entend :

    dresser un premier bilan de l’opération ARECAP,
    rappeler les enjeux en présence et les objectifs fixés,
    faire le point sur la réglementation en vigueur,
    souligner l’efficacité de la méthode de traitement utilisée malgré l’occurrence exceptionnelle d’échecs (aucun traitement phytosanitaire n’étant garanti à 100%),
    présenter un moyen de lutte complémentaire efficace dont nous encourageons la mise en place pour augmenter les chances de réussite de l’opération : le piégeage,
    préconiser diverses mesures préventives à appliquer sur le plan technique pour assurer la sauvegarde de votre patrimoine végétal.  

Nous vous remercions de bien vouloir consacrer le temps suffisant à la lecture de cette note dans son intégralité. Certaines informations dernièrement parues dans les médias et laissant à penser que la lutte contre le Charançon Rouge du Palmier était vouée à l’échec ont pu semer le doute chez certains d’entre vous.

Lors de la réunion nationale de concertation qui s'est tenue au ministère de l'Agriculture le 11 février dernier et à laquelle nous participions avec les représentants de PROPALMES83 et du CMSP*, l 'Anses* a tenu à affirmer par la voix du Directeur de la santé du végétal, Philippe REIGNAULT, qu'il ne fallait surtout pas arrêter la lutte, bien au contraire, et que les conclusions du rapport de l'Anses avaient été mal comprises par les médias. Le ministère a d'ailleurs réaffirmé sa volonté de maintenir la lutte contre le charançon sur le territoire national.

Notre patrimoine palmiers représente une valeur financière importante pour les propriétaires de palmiers et un enjeu économique pour le développement de notre Région tournée vers le tourisme.

Nous vous rappelons que vous vous trouvez sur un territoire fortement impliqué et engagé contre la prolifération de ce ravageur depuis 2016 dans le cadre d’un plan de lutte en masse collective reconnu comme exemplaire à l’échelle nationale. En effet, le traitement d’une grande majorité de palmiers combiné aux opérations de piégeage et complété par une lutte au quotidien contre les foyers de dissémination de l’insecte (palmiers infestés) devrait nous permettre dans les années à venir d’abaisser drastiquement la population du nuisible jusqu’à atteindre son éradication.

L’équipe projet ARECAP en collaboration avec l’association PROPALMES83

* Collectif Méditerranéen pour la Sauvegarde des Palmiers (CMSP)

* Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses)

Opération Arecap 500 pièges

L' opération "Arecap 500 pièges" s'adresse exclusivement aux propriétaires dont les palmiers sont traités dans le cadre de l'opération ARECAP

 

Quel est l'objectif de l'opération Arecap 500 pièges ?

  1) surveiller l’évolution de la population des CRP sur notre territoire ;
  2) impliquer directement au moins 250 propriétaires de palmiers volontaires, dont les palmiers sont obligatoirement traités dans le cadre d’Arecap (*) en leur demandant leur collaboration active ;
  3) de localiser les zones dans lesquelles peuvent se trouver des foyers d’infestation afin de les traiter.

Cette opération, prévue sur une durée de 3 ans, est réalisée en partenariat avec le Conseil régional Sud PACA, l’association Propalmes83, la Fredon-PACA, la société Bergon distributeur des kits de  piègeage et la société Koppert fournisseur.

(*) Dans les conditions actuelles de forte infestation, nous rappelons que le piégeage, seul,  ne peut pas être considéré comme un moyen de lutte efficace pour assurer la protection des palmiers contre le charançon, même s’il contribue à en faire baisser la population. Il s’agit donc principalement d’un moyen de contrôle qui devra être placé le plus loin possible des palmiers.

 

En quoi consiste-t-elle ?

500 pièges vont être installés et géolocalisés sur l’ensemble du territoire de la CAVEM, découpé pour l’occasion en 12 zones (voir photo ci-desous).

 Dans un premier temps 250 pièges seront disposés sur l’espace public et 250 pièges seront mis gratuitement à la disposition des propriétaires bénévoles qui accepteront de participer à l'opération et d’installer un piège dans leur propriété. Ils s'engagent à  retransmettre mensuellement le relevé du nombre de CRP capturés.

Au total, environ 40 pièges (20 publics/20 privés) seront répartis par zone géographique.

Les pièges doivent contenir un attractif (phéromone) pour pouvoir capturer les charançons. Ces attractifs sont à placer dans les pièges. Ils seront fournis gratuitement la première année et devront être changés tous les 3 mois.

Les pièges seront définitivement acquis par les propriétaires à condition d’avoir régulièrement transmis les relevés (mensuels) des captures pendant les 3 années de l’opération. Les participants pourront se procurer les attractifs nécessaires pour les 2ème  et 3ème années au prix spécial de 7,20€ TTC accordé uniquement pour cette opération.

Le positionnement des pièges sur la zone doit être tel que chaque piège puisse couvrir une superficie plus ou moins équivalente. Après analyse des candidatures, seules seront retenues celles qui sont compatibles avec le schèma d'implantation prévisionnel. Les candidats retenus sont avertis et invités à retirer leur piège dans le magasin de Fréjus de la société Bergon, partenaire de l'opération.

 

plan decoupage territoire

 

Comment participer à l'opération

A la fin de la première semaine de juillet, nous avion déjà de nombreux inscrits. Il n'est pas trop tard pour participer.

Si vous souhaitez participer, faites-vous connaître dans les meilleurs délais par courrier électronique/mail (obligatoire dans le cadre des échanges suivants) à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. en indiquant vos coordonnées : nom, prénom, adresse postale et numéro de téléphone (portable de préférence) ou téléphonner au n°vert 0 800 10 40 11 mais vous devez obligatoirement pouvoir communiquer vos résultats de captures par Internet sur le formulaire de transmission des relevés mensuels.

Le piège que nous vous proposons est du type PALMatrap de la Société Koppert qui sera distribué, pour cette opération, par la société BERGON à Fréjus selon les modalités qui vous seront indiquées. C’est un piège « à sec » qui se pose directement sur le sol et qui ne nécessite aucun entretien particulier si ce n’est de changer la phéromone tous les 3 mois. Une notice explicative vous sera fournie lors de son retrait en magasin.

 

En adhérant à l’opération ARECAP 500 pièges, vous nous aiderez à lutter encore plus efficacement contre le charançon rouge des palmiers et donc à sauvegarder notre patrimoine végétal emblématique du littoral méditerranéen.

 

Comment fonctionne un piège à charançon

La forme du piège, sa couleur, sa texture sont étudiés pour tenir compte du comportement du charançon rouge du palmier (pour en savoir plus sur le comportement du charançon voir la vidéo sur les études menées par la Station Phoenix à Elche

Dans le piège on dispose un attractif : une phéromone.

la phéromone d'agrégation du charançon est une substance chimique volatile (médiateur chimique) émise par les charançons mâles dans certaines circonstances. Ils transmettent ainsi un signal dont l’effet est d'attirer les autres charançons des deux sexes (d’où son qualificatif « agrégatif » et non sexuel). Pour des raisons encore mal expliquées, les pièges à phéromone du CRP capturent en général plus de femelles (70% des captures) que de mâles. La nature chimique de la phéromone d’agrégation du CRP a été identifiée en 1993 (Hallett et al 1993). Elle est produite par synthèse chimique par plusieurs laboratoires. Les distributeurs proposent tous la même phéromone mais conditionnée sous formes diverses.

La qualité de la phéromone est donc essentiellement liée à sa rémanence dans le temps dans des conditions climatiques contraignantes.

Pour renforcer le pouvoir attractif du piège il pourrait être utile d'ajouter de l'eau et des attractifs alimentaires (restants de palmes, dattes,etc...) qui sont à surveiller et à renouveler très régulièrement. On pourrait ajouter également une kairomone. Les kairomones d’attraction du CRP sont des substances chimiques volatiles d’origine végétale qui transmettent un signal qui va attirer les CRP vers l’endroit d’où elles proviennent. Ces substances sont de nature très variées et en mélange, dont la nature chimique précise est mal connue. Ces substances sont entre autres produites par le palmier quand il est blessé ou par certains produits végétaux tels que des dattes, de la canne à sucre ou de la mélasse en fermentation. Ce sont ces produits en contact avec de l’eau que l’on place dans les pièges afin de capturer un maximum de CRP. Il a en effet été démontré que les captures dans les pièges étaient multipliées par 5 à 8 quand ces produits étaient ajoutés au diffuseur de la phéromone d’agrégation. Malheureusement, l’effet d’attraction de ces produits végétaux disparaît au bout d’une à trois semaines et il faut donc les renouveler régulièrement. En substitution des produits végétaux, sont parfois utilisées des diffuseurs de produits chimiques dit kairomones de synthèse (surtout l’acétate d’éthyle) mais leur attraction est bien moindre.

Dans le cadre de l'opération 500 pièges Arecap pour éviter des contraintes de maintenance des pièges et faciliter leur utilisation par tous les propriétaires bénévoles et afin que tous les relevés soient effectués dans les mêmes conditions, il est demandé de faire fonctionner le piège "à sec" sans eau ni attractif alimentaire, ni kairomone.

Pour les mêmes raisons nous avons privilégier un piège facile à poser sur le sol sans besoin de creuser. Une pierre posée dans la cuvette, peut permettre de le lester si nécessaire. Il est également possible de le fixer au sol avec une "sardine".

Informations sur le piège PalmAtrap fourni par la Société Bergon à Fréjus distributrice de la marque Koppert.

Pour ceux qui veulent aller plus loin et dénombrer les mâles et les femelles qui auront été capturés dans les pièges, ils peuvent les identifier à partir de leur portrait robot que nous avons publié dans l'article sur  les Ravageurs.

 

Audit Arecap : l'analyse du rapport de l'Anses par Michel Ferry

L’ Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a été saisie le 17 février 2017 par la direction générale de l’Alimentation (DGAL) du ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation pour la réalisation de l’expertise suivante : " Evaluation de démarches collectives engagées contre le charançon rouge du palmier."

Dans la perspective d’identifier les clés de succès de démarches collectives de type Arecap engagée par la Communauté d'aglomération Var Estérel Méditerranée (Cavem)  , il est demandé à l’Anses d’examiner les points suivants :
- Analyse des résultats obtenus
- Identification des leviers d’action mobilisés et analyse de leur efficacité
- Identification des précautions éventuelles pour une mise en oeuvre de telles démarches collectives dans des conditions permettant un impact minimal sur l’environnement

Le rapport de l'Anses a été remis le 18 octobre 2017 et publié sur le site de l'Anses.

Michel Ferry, conseiller scientifique bénévole de notre association Propalmes83, en fait une analyse critique qu’il a transmise le 27/12/2017 à l’Anses, à la Cavem, à la DGAL et au SRAL. Il a offert au responsable du groupe de travail (GT) de l’ANSES qui a établi cet avis la possibilité de publier, en même temps que cette analyse, un droit de réponse du GT. Le GT n’a pas accepté cette proposition, ce qui, dans l’intérêt général, nous a semblé très regrettable.

 

Analyse de l’édition scientifique (Octobre 2017)
du rapport d’expertise de l’Anses sur l’évaluation de démarches collectives
engagées contre le charançon rouge du palmier
par la Communauté d’agglomération Var- Esterel-Méditerranée (CAVEM)


Michel Ferry
Expert FAO du CRP
Direction scientifique de la Station Phoenix
Président du Collectif Méditerranéen pour la Sauvegarde des Palmiers
A Elche, le 27/12/2017

Résumé

Je suis au regret de constater que le rapport du groupe d’experts (GT) constitué par l’ANSES contient énormément d’erreurs et d’insuffisances graves qui me conduisent à conclure à son manque de validité pour évaluer valablement ARECAP et la démarche collective mise en oeuvre par la CAVEM et Propalmes 83 pour sauver les palmiers.
Je liste ci-après les principales erreurs et insuffisances relevées :

1)
- le GT a consacré plus de la moitié de son rapport à l’évaluation de données sur l’efficacité des traitements préventifs par injection tout en affirmant que faute de dispositif expérimental il n’était pas en mesure de le faire et que le temps passé depuis leur application était encore insuffisant. Concernant ces traitements, ARECAP s’appuie sur les résultats expérimentaux obtenus par les chercheurs de la station Phoenix, validés par l’ANSES (dans l’avis n°2012-2779 du 29 janvier 2014) et qui ont fait l’objet de plusieurs communications scientifiques. L’objectif d’ARECAP n’est nullement de reproduire ce travail expérimental mais d’en exploiter les résultats dans le cadre d’une opération visant à démontrer la faisabilité et l’efficacité d’une démarche collective afin de sauvegarder les palmiers tout en obtenant la régression massive et rapide du CRP. C’est précisément l’évaluation de cette démarche qui constituait l’objet de la présente saisine de l’ANSES et non l’évaluation d’une expérimentation. Contrairement à ce qu’affirme le GT, l’absence de dispositif expérimental n’empêchera nullement ARECAP qui s’est d’ailleurs donnée les moyens pour le faire (Exploitation des données de suivi des palmiers à l’aide d’un SIG), d’évaluer l’efficacité de la démarche ce qui inclue bien sûr aussi celle portant sur les traitements.
2)
- Analyse sur le traitement par injection contradictoire et erronée en raison d’une connaissance insuffisante du CRP et des résultats expérimentaux disponibles ainsi que d’une mauvaise compréhension des symptômes d’infestation
- En raison de la méconnaissance de résultats d’expérimentation facilement disponibles, le GT ignore qu’il existe des preuves très solides (résultats de bio-essais, analyses chimiques) de la migration de la matière active du Revive vers les sites de ponte.
- Mauvaise analyse des résultats d’injection de palmiers infestés par ignorance de la part du GT que les protocoles à appliquer en préventif et en curatif doivent être différents.
- Exploitation erronée des données du SRAL sur les déclarations de palmiers infestés conduisant à une très mauvaise interprétation de la situation phytosanitaire sur le territoire de la CAVEM.
- Le GT n’a pas réalisé que les palmiers suivis par la FREDON détectés infestés alors qu’ils étaient asymptomatiques au moment de l’injection étaient en fait infestés avant le traitement.
- Prise en compte totalement erronée dans l’inventaire des palmiers infestés de ceux tués par le CRP depuis plus d’un an. Le GT semble ignorer que dans de tels palmiers le CRP ne se reproduit plus, ce qui constitue une défaillance scientifique grave car elle le conduit à affirmer sur de nombreux points des choses tout à fait fausses.
- Méconnaissance de la différenciation à faire sur l’infestation et les risques d’accidents entre différents types de palmiers.
- Méconnaissance des enjeux de fond et des contraintes majeures dans lesquelles se déroule la démarche ARECAP.
- Obtenir en un nombre limité d’années une régression massive du CRP : un objectif et une contrainte majeurs d’ARECAP ignorés par le GT
- Mauvaise évaluation des résultats organisationnels obtenus par ARECAP
- Prise de position erronée sur la valeur que doit atteindre le coefficient de couverture des traitements pour obtenir la régression massive et rapide du CRP.
- Incompréhension totale des relations entre CAVEM, particuliers, Syngenta et applicateurs
- Information évidemment fausse sur l’impossibilité par d’autres collectivités d’obtenir un tarif de traitement similaire à celui négocié par Propalmes 83 et la CAVEM avec Syngenta
3 )
- Information totalement erronée sur un prix des traitements qui pour les particuliers serait subventionné ainsi que sur le temps nécessaire pour l’application d’une injection
- Une position irresponsable sur l’absence de nécessité de limiter le nombre d’années d’injection
- Mauvaise évaluation du problème posé par les palmiers qui ne peuvent être injectés à cause de leur taille et plusieurs erreurs incompréhensibles sur les limites de taille correspondantes.
- Evaluation sur le risque des traitements par injection sur les pollinisateurs n’est pas valide car en contradiction total avec l’avis de l’ANSES n°2012-2779 du 29 janvier 2014 alors que le GT n’apporte aucune donnée scientifique nouvelle qui justifierait cette contradiction.
- Contresens dans la relation qui est faite entre la sécurité des personnes et de l’environnement qui relève de l’arrêté et la mise en oeuvre de la démarche collective.

 

Lire l'analyse scientifique détaillée de Michel Ferry

 

 

Remarques de Propalmes83 sur le rapport de l'ANSES

L’association Propalmes83 est directement associée à la lutte collective ARECAP dont elle est l’instigatrice et partenaire. Elle était donc invitée en tant que partie prenante à cette opération à participer à l’audit organisé par l’ANSES  le 14 juin 2017) dans les locaux de la CAVEM. Voici ses propres remarques :

Analyse et conclusions du CES et du GT

1) Analyse des résultats obtenus :
l’ANSES reconnaît qu’ARECAP n’avait pas vocation à démontrer l’efficacité du traitement par injection, et estime que le recul temporel sur les résultats était insuffisant.

ARECAP n’avait effectivement pas pour objectif de faire une expérimentation sur l’efficacité du traitement par injection au Revive puisque cette expérimentation avait été conduite par l’INRA à la Station Phoenix d’Elche en Espagne dont les conclusions sont rapportées dans l’avis de l’ANSES du 29 janvier 2014 (dossier 2012-2779),  mais de faire la démonstration qu’il était possible d’organiser une lutte collective. ( Signalons à  propos des expérimentations qui avaient été réalisées pour démontrer l’efficacité du traitement qu’elles utilisaient une technique d’injection par infusion dont les résultats, en terme de phytotoxicité, peuvent être sensiblement meilleurs que ceux qui auraient pu être obtenus avec une technique d’injection sous pression à 2 bars telle que présentée par Syngenta à l’ANSES pour obtenir l’autorisation de mise sur le marché (AMM) du Revive. )

Le manque de recul temporel pour porter un jugement sur les résultats était également évident puisque la première saison de traitements ARECAP a débuté le 9 juin 2016 pour se terminer légalement le 15 novembre 2016. Les résultats de cette période étaient donc disponibles à partir de décembre 2016. Ils ont été communiqués par ARECAP au GT de l’ANSES.  La présentation de ces premiers résultats, très partiels, ne pouvait permettre d’en déduire une quelconque efficacité. Il était donc impossible au GT de pouvoir porter un avis, ce qu’il reconnaît.
Dès lors on peut se demander quelle est sa réelle intention en poursuivant son analyse ?
Le GT et le CES auraient pu mettre en évidence l’évolution de la situation sur le territoire de la CAVEM en terme de taux d’échecs  (palmiers morts / très infestés), en particulier sur les palmiers de la Ville de Fréjus qui étaient sous contrôle de la FREDON-Paca, s’il ne s’était appuyé sur des comparaisons erronées utilisant des données du SRAL très partielles et globalement fausses dont il n’a pas cherché à en évaluer la pertinence (les données du SRAL résultent des seules déclarations volontaires par les communes et les particuliers des foyers d’infestation dont les professionnels du secteur estiment qu’ils représentent moins de 20 % des cas réels !).  L’ association Propalmes 83 a attiré l’attention du SRAL sur ce problème à de multiples reprises .

Pour ces différentes raisons nous contestons les conclusions des GT et CES concernant l’analyse des résultats.

Si les résultats de l’audit avaient été présentés aux participants avant que le rapport ne soit publié, certaines incompréhensions auraient pu être levées et les erreurs résultantes corrigées. C’est dommage !

Nota :  Les premiers résultats d’ARECAP pour la saison de traitements effectués depuis 2016 et portant sur une année complète n’ont été connus que fin décembre 2017. Ils ont été publiés pour la première fois par la CAVEM le 31 janvier lors de la réunion du CMSP à Antibes : sur 2701 palmiers référencés et traités par ARECAP depuis 2016, le taux d’échec constaté est inférieur à 1,5 % ce qui est très encourageant.
 
2 ) Identification des leviers d’action mobilisés et analyse de leur efficacité

Points positifs :
    • capacité à fédérer des entités publiques et privées
    • tarif préférentiel accordé à la CAVEM par Syngenta
    • processus de mise en œuvre opérationnelle ..adaptée à l’objectif et correctement dimensionnée
Rappelons que nous avons pu obtenir grâce à l’appui de la CAVEM que le prix de traitement qui était de 258€ttc par palmier et par an soit réduit à 72€ttc (un prix forfaitaire incluant déplacement, produit et main d’oeuvre). Un prix plus accessible qui permettait de démarrer une démonstration de lutte collective mais dont il était convenu qu’il soit revu à la baisse ou dégressif en fonction des quantités dans le cas d’une généralisation de la lutte sur d’autres territoires.

Points négatifs :
Le GT et CES estiment cependant qu’il existe une relation monopolistique entre CAVEM/particuliers d’une part et entre Syngenta/entreprises d’autre part.
Le problème du monopole de Syngenta sur les traitements n’avait échappé à personne et notre association a toujours milité avec le CMSP pour obtenir du Ministère que tous les professionnels agréés CRP par les DRAAF soient en mesure de pouvoir appliquer les différentes stratégies légales de traitement des palmiers.
Notons à ce sujet que la CAVEM a exigé que des professionnels locaux soient agréés par Syngenta pour réaliser les traitements au Revive ce qui semble avoir échappé au GT et CES de l’ANSES !
Par contre où les GT et CES de l’ANSES ont-ils trouvé une relation monopolistique entre la CAVEM et les particuliers ? Les particuliers restent libres de faire appliquer par le professionnel agréé de leur choix l’une des 2 autres stratégies légales ! Il s’agit là d’une erreur ou d’une incompréhension.

3) Identification des précautions éventuelles pour une mise en oeuvre de telles démarches collectives dans des conditions permettant un impact minimal sur l’environnement

 - Taux de protection des palmiers sains par injection
(voir ci-dessus taux d’échec <1,5 %  sur 2701 palmiers traités depuis 2016 dont certains étaient déjà très probablement infestés avant injection.

 - Maîtrise rigoureuse du devenir des palmiers malades et jeunes
Ce point doit incontestablement être amélioré dans le cadre d’une lutte collective comme Arecap. Il passe obligatoirement par l’extension de la notion de « zone contaminée » à l’ensemble du territoire d’une commune contaminée pour permettre de contraindre, par arrêté municipal, les propriétaires indélicats récalcitrants à faire traiter leurs palmiers ce qui devrait être fait en 2018 par les communes de la CAVEM. Pour les petits palmiers des traitements par nématodes ou Beauveria si une nouvelle souche se révélait suffisamment efficace permettraient de les protéger contre le CRP et le papillon.

- Maitrise des flux entrants de CRP vers le territoire de la CAVEM
Il s’agit de la généralisation de la lutte collective à l’ensemble des collectivités du territoire, ce que nous demandons depuis deux ans au Ministère et espérons que ce rapport nous permette d’être enfin écoutés !

- Etudes scientifiques complémentaires nécessaires pour déterminer le dosage éventuel d’émamectine benzoate dans les inflorescences du palmier des Canaries.

- En l’absence de telles données, la castration des palmiers injectés doit être réalisée.

 Pour le Phoenix canariensis qui représente la cible principale de la lutte collective ARECAP, il s’agit là d’un principe de précaution qui s’appuie sur aucune justification scientifique puisque la présence dans le pollen de l’émamectine benzoate à une dose suffisante pour engendrer un risque pour les pollinisateurs n’a jamais été démontrée et l’Avis de l’ANSES  (2012-2779 du 29 janvier 2014) considère que ce risque est acceptable.
Et par ailleurs le palmier Phoenix femelle ne possède pas de glandes nectarifères

 De ce point de vue et prenant en compte les difficultés de couper les inflorescences sur les Phoenix, l’injection dans le stipe est la stratégie qui présente le moindre risque comparativement aux pulvérisations d’imidaclopride nécéssaires avec les stratégies 1 et 2.


Remarques complémentaires de Propalmes 83 sur l’organisation de l’audit et sur le contenu du rapport

Constitution du Groupe de travail et organisation de l’audit

    • nous constatons la présence de scientifiques spécialisés en épidémiologie, entomologie, agronomie mais aucun n’est spécialisé dans le traitement des palmiers. Il fut un temps, où la DGAL n’hésitait pas à faire appel aux compétences internationalement reconnues de Michel Ferry lorsqu’il était chercheur à l’INRA ;

    • nous sommes surpris par la présence dans ce GT de Didier Rochat, entomologiste, sans aucun doute un excellent spécialiste de la biologie du charançon dans le cadre du programme de recherche européen PalmProtect. Il nous en avait d’ailleurs présenté une synthèse des  travaux lors du Copil-Paca le 10 mars 2016 mais avait terminé son discours en déclarant que les palmiers Phoenix avaient été importés par les anglais vers 1860, qu’ils n’avaient rien à faire sur le littoral méditerranéen et que les communes qui n’avaient rien fait pour les sauver avaient fait le bon choix. Il avait soulevé des protestations véhémentes de la part de certains participants. Il était donc pour le moins étrange, compte tenu de son opposition ouvertement déclarée, qu’il soit retenu comme expert dans un GT chargé d’évaluer  l’intérêt de démarches collectives pour sauver les palmiers. Une simple erreur de casting ?

§1.3 - page 10 -Parties prenantes de l’opération ARECAP

...Le GT CRP a auditionné les principales parties prenantes de l’opération ARECAP (voir descriptif plus bas) le 14 juin 2017 dans les locaux de la CAVEM à Saint-Raphaël après leur avoir envoyé au préalable un questionnaire.

Insolite, la présence, parmi les personnes auditées, de deux associations nullement "parties prenantes dans l’opération ARECAP", contrairement à ce que mentionne le rapport. Ces deux associations n’ayant jamais tenté d’organiser une quelconque lutte collective au niveau d'une collectivité. Par contre il aurait été judicieux que soit invitée l’association des Palmiers du Pays vençois (également membre du CMSP ) qui était engagée dans l’organisation d’une lutte collective sur Vence et certaines communes des Alpes-maritimes avec une méthode de travail différente, ce qui pouvait enrichir la compréhension du sujet en apportant des points de vue divergents ou complémentaires.

§2.1 - Participation de Michel Ferry à l’opération ARECAP

...L’opération ARECAP associe des instances officielles (SRAL, FREDON PACA) et s’appuie sur l’expertise d’un scientifique (Michel Ferry, directeur de la station Phoenix d’Elche, Espagne).

Tel que rédigé le rapport laisse penser que Michel Ferry participait directement à cette opération en tant qu’expert scientifique ce qui n’était plus le cas depuis mai 2016 après le refus de Syngenta de renoncer à son monopole de fait sur les traitements au Revive et d’appliquer sa méthode d’injection par infusion.

Depuis mai 2016, ARECAP s’appuyait donc sur les publications scientifiques de Michel Ferry et de son expertise comme conseiller scientifique bénévole de l’association Propalmes83.
Le GT ou le CES ont-ils interrogé Michel Ferry, cité dans ce rapport ? La réponse est NON !

§2.3.2 - Analyse de l’efficacité des leviers identifiés

...Tarif préférentiel :

D’après l’association « Sauvons nos palmiers », le tarif préférentiel accordé à la CAVEM par Syngenta pour injecter du benzoate d’émamectine aurait été refusé à d’autres collectifs.

Il était important que le GT puisse connaître les conditions de la demande qui aurait pu être faite, et des motivations du refus : qui? pour quoi faire? et de confronter cette affirmation avec une réponse du fournisseur en l'occurence la Société Syngenta. Cela a t'il été fait ? Et si oui, pourquoi le GT ne rapporte t'il pas la réponse de Syngenta?

S'il s'agit d'actions dispersées et individuelles la position de Propalmes83 est connue : nous sommes pour l'interdiction de l'utilisation des traitements par injection en dehors de luttes collectives organisées parce que cela ne sert à rien (démonstration faite depuis 2014) si ce n'est à faire dépenser inutilement de l'argent aux propriétaires et à blesser inutilement les palmiers.

En ce qui concerne le tarif préférentiel, il existait des contre-exemples évidents et connus puisqu'ayant fait l'objet de communications dans les médias locaux ou nationaux : les communes d'Hyères, de La Londe, de Vence, du Cannet Rocheville, etc..bénéficient du même tarif préférentiel. Alors ..?

... Temps d’injection :
Quand l’injection de benzoate d’émamectine est acceptée par le particulier, celle-ci est réalisée en 30 minutes maximum depuis le sol et sans difficulté selon le protocole établi et avec le matériel fourni par Syngenta, homologué pour l’usage palmier,

Le temps d’injection d’un palmier est variable suivant les conditions d'hygrométrie des sols entre 3 et 7mn et ne dépasse pas 5mn en moyenne par palmier (temps pour effectuer les 4 injections nécessaires) des vidéos que nous avons réalisées peuvent en témoigner, il s’agit donc d’une erreur grossière qui est répercutée ailleurs dans l’analyse au §2.3.3 et qui en fausse les résultats. Cette information était très facilement vérifiable sur le terrain.

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Arecap, moins de 1,5% d'échecs : la lutte continue !

Arecap la lutte continue en 2018 !

En 2017 : 4644 palmiers ont été traités dont 4126 palmiers privés et 518 publics sur le territoire de la Cavem (Communauté d'aglomération Var Estérel Méditerranée regroupant les 5 communes : Les Adrets de l'Estérel, Fréjus, Puget-sur-Argens, Roquebrune-sur-argens, saint-Raphaël). Plus de 2400 proriétaires privés se sont engagés à faire traiter leurs palmiers dans le cadre d'Arecap. C'est déjà bien si on tient compte du fait que certains autres propriétaires font également traiter leurs palmiers avec des "stratégies" agréés différentes mais pas encore assez pour permettre de faire baisser drastiquement la population de charançons.

La lutte collective Arecap initialement prévue pour durer idéalement 3 ans s'étendra sur 5 ans pour tenir compte des derniers et nouveaux inscrits en 2018.

La campagne de traitements a repris depuis début mars. Si vous aussi vous souhaitez faire traiter vos palmiers, il n'est pas encore trop tard, n'hésitez pas à vous inscrire par Internet sur le site de la Cavem vous y trouverez les conditions et le formulaire d'inscription à remplir en vous laissant guider.

inscription en ligne arecap 2018

Pour ceux qui n'ont pas accès à Internet, vous pouvez leur conseiller d'appeler le numéro vert gratuit mis à leur disposition :

engagez vous

Même si vos palmiers peuvent être traités toute l'année, le printemps reste la saison la plus favorable en dehors des épisodes pluvieux.

Si vos palmiers ont été traités de juillet à novembre l'année précédente nous vous recommandons vivement d'accepter de les faire traiter dès le printemps l'année suivante. Ceci afin de tenir compte des périodes de sécheresse exceptionnelle des sols que nous avons connues en 2016 et surtout en 2017 et qui pourraient se reproduire dans les années à venir.

 Des arrêtés municipaux devraient être pris prochainement par les Maires des communes de la Cavem pour contraindre les propriétaires indélicats, qui laissent leurs palmiers infestés sans les traiter, contaminer leur environnement et participer à la propagation des charançons. Nous espérons ne plus voir dans les propriétés publiques ou privées des palmiers laissés à l'abandon pendant des mois jusqu'à ce qu'ils soient réduits à l'état de "totem". A noter qu'un palmier infesté ne relâche plus de charançons lorsque les tissus sont complètement secs. Les larves de charançons ne trouvent plus de sève pour se nourrir et les femelles adultes quittent alors le palmier pour s'installer dans l'un des palmiers du voisinage.

Les premiers résultats très encourageants depuis 2016..

Les premiers résultats d'Arecap enregistrés à la fin de la campagne de traitement (15 novembre 2017) pour les traitements effectués depuis 2016 portent sur 2701 palmiers référencés et suivis par la Cavem. Les remontées du terrain permettent de déterminer un taux d'échec inférieur à 1,5% ! Ils ont été publiés par Frédéric Ferrero, directeur du service environnement de la Cavem et responsable technique d'Arecap lors de la réunion organisée par le CMSP à Antibes le 31 janvier 2018, vous trouverez le support de sa présentation ICI.

Ce résultat très encourageant est obtenu sur des palmiers qui ont été traités alors qu'ils étaient "visuellement" sains ou asymptomatiques.

Sur les 2701 palmiers, 39 palmiers se sont trouvés en échec et ont été perdus ! Ce sont donc une vingtaine de propriétaires qui ont eu à déplorer la perte de leurs palmiers ! Bien entendu nous le regrettons pour eux. Nous les remercions d'avoir fait un acte citoyen et d'avoir rendu service à la communauté car, si le produit n'a pas pu tuer les larves qui étaient déjà adultes ou à un stade de développement avancé, le traitement a empêché le développement de nouvelles larves et à fait échouer les pontes qui se sont produites après le traitement.

Sans traitement Arecap ce ne sont pas 39 mais environ 450 palmiers que nous aurions perdus ! Nous avons donc pu sauvegarder, provisoirement certes, un patrimoine végétal de 411 palmiers que l'on pourrait valoriser, pour se donner une idée, à plus de 2 millions d'euros !

Pour pérenniser les résultats d'Arecap il est absolument essentiel que les services de l'Etat (La DGAL - direction générale de l'Alimentaion) dont c'est la responsabilité, engagent dès cette année la généralisation de la lutte collective sur l'ensemble du littoral méditerranéen.

Rappelons

1 ) que les traitements préventifs sont obligatoires sur tous les palmiers du territoire de la CAVEM qui est maintenant classé en zone contaminée étendue.

2) que le traitement par injection, même s'il peut avoir un effet curatif sur les larves néonatales, n'est homologué que pour des traitements préventifs sur des palmiers sains.

L'insecticide chimique dont le constituant efficace est l'émamectine benzoate, est diffusé par la sève montante dans le palmier. En quelques heures, voire quelques jours, suivant le degré d'hygrométrie des sols, les bases des palmes se trouvent protégées contre l'attaque du charançon (ou du papillon d'ailleurs ! puisque, suivant les experts de Syngenta, le Revive, c'est le nom commercial du produit insecticide, est encore plus efficace contre les lépidoptères (les papillons)).

Compte tenu du taux d'infestation, il est assez fréquent que des palmiers soient injectés alors qu'ils sont visuellement sains ou asymptomatiques bien qu'étant déjà infestés à un stade plus ou moins avancé ce qui est le cas lorsque les pontes du charançon sont effectuées dans des palmes latérales. Dans ce cas les symtômes visuels peuvent n'apparaître que très tardivement. Il est donc recommandé, même si vous avez fait traiter préventivement vos palmiers de les surveiller très régulièrement et de prévenir le professionnel qui les a traités en cas de détection de symptomes d'infestation.

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Point de situation ARECAP au 17 novembre 2016

Le 17 novembre 2016, la CAVEM avait invité dans la salle Félix Martin de Saint-Raphaël, de nombreux représentants des collectivités locales de la Région, de la DRAAF, du SRAL des FREDONS (Corse - PACA - Langedoc Roussillon)  pour faire un premier bilan de la première saison de la lutte collective organisée sur le territoire de la CAVEM.

Malgré un démarrage laborieux la deuxième semaine de juin, compte tenu des négociations et de la mise en place du dispositif, le bilan est malgré tout très positif. Il le serait bien davantage si nous avions reçu l'aide demandé au Ministère de l'Agroalimentaire pour modifier l'arrêté du 21 juillet 2010, corriger certaines erreurs techniques, incompréhensibles et prendre en compte les modifications présentées par Michel Ferry dès le mois de février 2016 pour adapter la stratégie n°3 en fonction des constats faits sur le terrain depuis mars 2014.

Comme le rappelait Frédéric Ferrero, directeur de l'Environnement E3D à la CAVEM, ARECAP est la première lutte collective, coordonnée entre les propriétaires publics et privés de cette ampleur, organisée en France depuis que l'arrêté du 21 juillet 2010 déclarait la lutte obligatoire contre le charançon rouge des palmiers. Il a donc fallu tout inventer et tout créer depuis la géolocalisation des 18000 palmiers pennés présents sur le territoire en 2015 et repérés grâce aux cartographies aériennes (un travail qui a été effectué en un peu plus d'un mois par Rémy Currau stagiaire au service SIG de Fréjus en collaboration avec Laurent Salvarelli, technicien au service Environnement E3D de la CAVEM). Il a fallu ensuite coupler la base de données avec celle du SIG (Service d'informations géographiques) pour pouvoir situer les palmiers sur le cadastre et permettre un suivi des palmiers après traitement. Il a fallu créer un fichier d'inscription en ligne et ouvrir un N°Vert pour que les particuliers puissent s'inscrire ; impliquer deux professionnels locaux dans la démarche en plus de l'applicateur déjà en contrat de commission avec Syngenta, organiser la répartition des chantiers par professionnel, créer et diffuser les supports de communication pour informer les particuliers, etc, etc..

Le résultat au 17 novembre 2016 : 3000 palmiers ont été traités par endothérapie en 2016 sur le territoire de la CAVEM dont 280 avant le démarrage des traitements ARECAP. En ce qui concerne ARECAP 1300 propriétaires privés se sont engagés sur 3 ans pour faire traiter leurs palmiers. 2200 palmiers privés et 520 publics ont été traités du 9 juin au 15 novembre. La FREDON a posé 70 pièges : 5 aux Adrets, 20 sur Fréjus, 10 au Puget, 15 sur Roquebrune et 20 sur Saint-Raphaël. Lors du premier relevé entre le 27 septembre et le 19 octobre 2016, 11 pièges avaient disparu et 14 avaient été renversés. Dans les 50 pièges qui ont pu être relevés 2848 CRP ont été capturés dont une grande majorité de femelles.

Présentation de Frédéric Ferrero :

Arecap : première démonstration de lutte collective public/privé pour sauver les palmiers

 

La réunion ARECAP du 17 novembre, organisée par la CAVEM avait pour but de faire le point de situation sur la première année de traitements et d' appeler à la création d'un Comité de pilotage CRP national pour aider et inciter les communes du littoral méditerranéen à s'engager à leur tour afin de généraliser la lutte au littoral méditerranéen.