ARECAP ARECAP

Informations et liens concernant le traitement des palmiers contre le charançon rouge des palmiers et contre le papillon Paysandisia archon.

Résultats ARECAP 2025 : la lutte collective contre le charançon rouge continue en 2026.

Pour mémoire, ARECAP (Action en réseau pour l’éradication du charançon rouge et l’assainissement des palmiers) est la première lutte collective intégrée organisée en 2016 à l’échelle d’un territoire par la Communauté d’Agglomération regroupant les communes des Adrets, Fréjus, Puget sur Argens, Roquebrune-sur-Argens et Saint-Raphaël sur les conseils scientifiques de Michel Ferry et en partenariat avec l'association PROPALMES83 .

Elle est fondée sur la Stratégie prônée par Michel Ferry dès 2008 (actualisée en 2015 suite à l’autorisation du traitement préventif par injection mis au point par la Station de Recherche Phoenix) sur les principes de la lutte intégrée contre les nuisibles.

La lutte collective intégrée s’appuie sur :

- l’utilisation d’un traitement préventif efficace, non contraignant, accessible à tous (prix forfaitaire négocié) avec un risque acceptable pour l’environnement (pas de dispersion du produit dans l’environnement) ;

- la surveillance régulière de l’état sanitaire des palmiers et l’assainissement, étêtage ou abattage des palmiers infestés ;

- un réseau de piégeage de masse pour la surveillance de la population et la capture des charançons agissant en complément du traitement préventif ;

- l’arrêté du 25 juin 2019 (cet arrêté abrogé au 1er novembre 2025 est remplacé par l’arrêté préfectoral pour la Région Paca publié le 13 janvier 2026) ;

- les résultats d’une étude scientifique de Michel Ferry publiés lors de la conférence de la FAO à Bari en octobre 2018 montrant qu’il est possible d’arriver à l’éradication du charançon à condition que 75 % des palmiers les plus vulnérables (Phoenix canariensis /palmiers des Canaries et Phoenix dactylifera/ palmiers dattiers soient traités préventivement simultanément pendant 3 à 5 ans).

 

ARECAP est une démonstration scientifique conduite par le Service de Lutte contre les nuisibles d’Estérel Côte d’Azur Agglomération avec pour objectif de vérifier :

- que la lutte collective est acceptable par un grand nombre de propriétaires de palmiers ;

- que la lutte collective est réalisable au niveau d’un territoire ;

- l’efficacité du traitement par injection et les conditions de son application :

 

Résultats de la campagne de traitement ARECAP constatés à fin 2025

 

1974 propriétaires privés ont participé à la lutte collective.

5288 palmiers ont été injectés dont 3891 Phoenix ce qui est remarquable mais reste encore insuffisant pour obtenir la régression soutenue du CRP (mesurable entre autres par l’évolution du nombre de captures dans les pièges).

 

 Bilan ARECAP 2025

 

 

 

L' efficacité de le lutte collective est évaluée chaque année en analysant, d’une part les constats de l’état sanitaire des palmiers enregistrés et suivis par les applicateurs et d’autre part l’évolution de la population des charançons d’après les relevés des captures dans un réseau de plus de 1051 pièges dont 1/3 sont gérés par des propriétaires privés bénévoles.

 

Efficacité du traitement par injection

L’efficacité du traitement est analysé en comptabilisant les « échecs apparents ». Les échecs apparents correspondent à une dégradation de l’état sanitaire des palmiers constatée l’année N+1 par les applicateurs de l’injection l’année N lorsque cette dégradation ne peut-être attribuée à une cause externe au traitement et à condition que les palmiers aient été injectés à moins de 13 mois d'intervalle. (Les palmiers infestés, une fois correctement assainis et traités sont considérés comme sains.)

 ARECAP-2025- Taux echecs apparents

 

 Globalement le taux d’échecs apparents moyens constatés en 2025 par les applicateurs sur les palmiers traités en 2024, est :

- de 2,08 % toutes espèces confondues ;

- de 2,86 % pour les Phoenix canariensis / palmiers des Canaries  ;

- de 0,34 % pour les Phoenix dactylifera / palmiers dattiers pour lesquels on constate une amélioration de la situation sanitaire par rapport à 2024.

- le taux d’échecs des Washingtonia reste très faible car peu attaqués par le charançon, alors qu’il est de 1,94% pour les palmiers privés « autres espèces » qui resteront à surveiller en 2026.

A noter que le taux de mortalité constaté par les applicateurs pour les palmiers des Canaries, les plus sensibles aux charançons était de 1,2 %. Ce qui reste très faible par rapport aux résultats constatés dans d’autres communes et démontre la bonne efficacité du traitement par injection et de la lutte intégrée.

 

Surveillance de l’état sanitaire des palmiers sur le territoire.

Lorsque des palmiers infestés sont repérés sur le territoire soit lors des différentes missions des techniciens du service LCN soit lorsqu’ils ont été signalés par des tiers, le service LCN prend alors contact avec les propriétaires pour les conseiller et les inviter à faire traiter rapidement leurs palmiers afin d’éviter la prolifération des charançons ;

 

Evolution de la population de charançons rouges de 2017 à 2025  

Elle est analysée avec les relevés des captures dans un réseau de plus de 1051 pièges dont la maintenance et les relevés des captures sont effectués par le service LCN (Lutte contre les nuisibles) de la Communauté d’agglomération et en partie par les propriétaires privés bénévoles associés à l’opération grâce à la contribution de la Région Sud et à la participation de le société BERGON pour la fourniture des 2 opérations 500 pièges l’une en 2018 et l’autre en 2021 et des phéromones à prix négocié.

Parmi ces pièges, 51 étaient posés en 2017 et servent de référence pour mesurer l’évolution de la population.

L’analyse des moyennes annuelles du nombre de charançons capturés mensuellement par piège sur la période avril-novembre montre une chute très significative de la population de charançons entre 2017 et 2021

 

ARECAP evolution des captures de crp  2017 2025

 

 

moyenne par piège et par relevé normalisée à 1 en 2025 ( valeur en 2017 = 2,40 / valeur en 2025 = 0,27)

La courbe de décroissance, très rapide les 3 premières années, est conforme aux prévisions annoncées par Michel Ferry ( conférence FAO à Bari en Italie 25 octobre 2018) et démontre la pertinence de sa stratégie.

Le niveau relativement constant des captures les années suivantes traduit la présence de foyers résiduels sur le territoire ou à partir de foyers proches des communes voisines.

 

 

Réduire les foyers résiduels pour faire baisser la population de charançons rouges dans l’environnement.

Il faut :

 

1) que les propriétaires de palmiers et les autres communes de la région PACA s’engagent dans la même démarche de lutte collective afin d'arriver à une réduction pérenne de la population des charançons rouges sur l’ensemble du territoire régional. Le nouvel arrêté préfectoral du 13 janvier 2026 (site de la Draaf-PACA - lutte contre le charançon rouge) maintient la lutte obligatoire contre le charançon rouge du palmier sur tout le territoire de la région. Il donne à tous les propriétaires de palmiers la possibilité de faire traiter préventivement leurs palmiers, quelle que soit la stratégie mise en œuvre dans leur commune. Mais les communes peuvent également s'engager dans la lutte collective pour faire baisser très rapidement la population des charançons rouges et permettre enfin son éradication en quelques années ;

2) que les propriétaires de palmiers surveillent très attentivement et très régulièrement (au moins une fois par mois) l'état sanitaire de leurs palmiers pour pouvoir détecter, le plus tôt possible, une infestation éventuelle et si nécessaire les faire assainir très rapidement pour éviter la dissémination de nouveaux charançons.Il faut être conscient que les signes visibles n’apparaissent que plusieurs mois après le début d'une infestation. La survie du palmier dépend de la rapidité avec laquelle une infestation sera traitée.

( A noter que tous les professionnels agréés par la Draaf pour lutter contre le CRP peuvent  conseiller ou pratiquer un assainissement, un étêtage, voire l'abattage d'un palmier qu'il serait impossible de sauver, sans être obligés de passer par un applicateur ARECAP). 

3) que les propriétaires de palmiers qui participent à ARECAP continuent à faire traiter préventivement leurs palmiers avec les produits autorisés suivant les modalités de l'arrêté préfectoral.

Le succès de la lutte collective dépend de l’action simultanée du plus grand nombre ! L’abandon des traitements préventifs ouvre malheureusement de nouvelles possibilités aux charançons de proliférer et retarde d’autant son éradication du territoire.

 

 

ARECAP, que faire après 10 ans ?

 

Compte tenu de la baisse significative de la population de charançons et après 10 ans de lutte et de traitements par injection dans le cadre d’ARECAP certains propriétaires se posent certainement la question !

Tant que la lutte collective ne s’est pas généralisée à l’ensemble du territoire régional, et donc aux communes limitrophes, l’arrêt des traitements préventifs serait préjudiciable et ruinerait les efforts consentis par tous.

Il est préférable de poursuivre les traitements préventifs conformément aux dispositions de l’arrêté du 13 janvier 2026 soit avec les produits de biocontrôle soit par injection. En ce qui concerne les produits de biocontrôle nous conseillons d’opter pour les nématodes car mieux adaptés pour le traitement des palmiers des Canaries de plus de 2m de stipe (voir notre article « Lutte collective intégrée, seule stratégie possible contre le charançon rouge ! - § 5 -Avantages et inconvénients des produits autorisés en lutte collective ? »)

Les blessures infligées à un palmier infesté par les larves du charançon rouge lui font courir un risque mortel et de sécurité public. Il est donc, dans tous les cas, primordial de surveiller l’état sanitaire des palmiers pour faire traiter une infestation par un professionnel agréé dès l’apparition des premiers signes visibles détectables (voir notre article : « Charançon rouge : surveillance et traitements préventifs des palmiers !»)

Lutte collective contre le charançon rouge : résultats ARECAP 2024

Note préliminaire importante : le 12 février 2025, au moment de publier cet article nous apprenons que les services du Ministère de l’Agriculture s’apprêteraient à abroger l’arrêté de lutte obligatoire du 25 juin 2019. L’idée serait, si nous l’avons bien comprise, de se débarrasser du problème des palmiers pour le transmettre aux préfets des régions directement concernées par la préservation des palmiers sur leur territoire.

1) La « Stratégie de la dernière chance ».

La lutte intégrée collective ARECAP est fondée sur la « Stratégie de la dernière chance ».

Devant le constat et l’ampleur de l’hécatombe des palmiers Phoenix canariensis patrimoniaux dans la plupart des grandes villes de la côte méditerranéenne en 2015, Michel Ferry, chercheur de l'INRA et directeur de la Station Phoenix de Elche (Espagne), avait appelé toutes les collectivités à appliquer une « Stratégie de la dernière chance » présentée lors de la conférence débat du 26 juin 2015 à Hyères, organisée par le CMSP.
C’est après plusieurs années de recherches sur le traitement des palmiers contre le CRP en collaboration avec Susi Gomez de la Station Phoenix, qu’ils avaient pu prouver en 2010 et 2011, l’efficacité de l’injection d’émamectine benzoate pour le traitement préventif des palmiers ce qui a permis à la société Syngenta d’obtenir l’AMM du produit "Revive" en mars 2024. Les avantages incontestables de l’injection leur permettaient enfin d’envisager l’organisation de luttes collectives, en proposant une stratégie réaliste à grande échelle (toute la zone infestée), basée, entre autres, sur des traitements préventifs, accessibles à la
majorité des propriétaires de palmiers, très sûrs d’emploi en milieu urbain et autorisés à cette fin par le Ministère de l’Agriculture.
Seules la commune de Fréjus et sa Communauté d’Agglomération (la CAVEM) ont compris qu’il serait impossible de préserver leur patrimoine végétal remarquable sans organiser une lutte collective et ont décidé d’appliquer cette stratégie en lançant l’opération ARECAP dès l’été 2016, après avoir négocié les prix des traitements avec la Société Syngenta, qui détenait un monopole de fait sur le traitement par injection.


Frédéric Ferrero qui était alors, le Directeur du Pôle environnement E3D de la CAVEM, en charge du projet ARECAP qu’il avait présenté lors de la réunion publique organisée conjointement par la Ville de Fréjus, la CAVEM et le CMSP, avait souhaité qu’il puisse servir de démonstration sur la faisabilité et l’efficacité d’une lutte intégrée collective fondée sur la stratégie prônée par Michel Ferry. ARECAP est lancé officiellement lors d'une conférence de presse au théâtre "le Forum" le 22 avril 2016, après négociations des conditions commerciales et techniques avec la Sociéte Syngenta en partenariat avec la FredonPaca et l’association Propalmes83, sous la direction scientifique de Michel Ferry. Les premiers traitements par injection sont réalisés dès le mois de juin 2016 au prix forfaitaire de 72€ TTC par an et par palmier incluant traitement et déplacement.


Malheureusement, en 2015, les auttres communes n’ont pas entendu ni compris l’appel de Michel Ferry, alors même qu’il avait reçu le soutien de l’Inra de la FNE et de FREDON ! Les raisons étaient multiples. Certains, même au niveau des instances régionales, considérant que les palmiers n’avaient pas leur place dans notre région ! Mais sans doute aussi l’aveuglement et l’ignorance de ceux qui pensaient pouvoir contenir l’infestation avec des traitements biologiques ou des solutions miracles (chien renifleur, détection sismique, traitements par drones, piégeage massif, hyperfréquences, etc. ), et surtout une vague d’oppositions politiciennes dogmatiques sans aucun fondement scientifique si ce n’est le rejet d’un traitement chimique. Partisans intransigeants du zérophyto, ils ont refusé d'entendre que, premièrement, l'emploi de ce traitement répondait précisément à l'exception prévue par M. J. Labbé, sénateur écologiste à l'origine de la loi qui porte son nom, et, deuxièmement, qu'il était conçu pour un retour au zérophyto après quelques années si la stratégie encadrant son utilisation était adoptée au niveau régional.


2) Les résultats de la campagne de traitement ARECAP constatés à fin 2024

2.1) La faisabilité

Grâce aux équipes sur le terrain de Fabien Walicki en charge du service de Lutte contre les nuisibles à la Communauté d’Agglomération, nous avons pu démontrer sa faisabilité avec plus de 2000 propriétaires impliqués, quelque 6000 palmiers inspectés dont 5300 ont été traités parmi lesquels plus de 3500 palmiers Phoenix canariensis ( 90 % privés) – chiffres donnés en moyenne par an entre 2016 et 2024.

 BILAN ARECAP 2024   SRAL 2

BILAN ARECAP 2024   SRAL 3

 

2.2) Son efficacité
Son efficacité est évaluée chaque année en analysant, d’une part les constats de l’état sanitaire des palmiers enregistrés et suivis par les applicateurs et d’autre part, les relevés des captures dans un réseau de plus de 1050 pièges dont 1/3 sont confiés aux propriétaires privés bénévoles.

BILAN ARECAP 2024   SRAL 4

Les échecs apparents correspondent aux palmiers injectés considérés comme sains en 2023 mais détectés infestés, assainis ou morts en 2024, lorsque cette évolution ne peut-être attribuée à une cause externe au traitement et à condition que les palmiers aient été traités par injection à moins de 13 mois d'intervalle.
Globalement le taux d’échecs apparents moyens constatés, toutes espèces confondues, est de 2,98 % des palmiers injectés en 2023. Il est de 3,73 % pour les palmiers des Canaries (Phoenix canariensis) et de 4 % pour les palmiers dattiers (Phoenix dactylifera). En 2024, les Washingtonia mis à part, pour lesquels le taux d’échecs reste très faible car peu attaqués par le charançon, on constate une augmentation des échecs sur les palmiers dattiers et autres espèces qui, bien que beaucoup moins nombreux seront à surveiller.

 

BILAN ARECAP 2024   SRAL 10

BILAN ARECAP 2024   SRAL 7

 

Après une très nette décroissance des captures de CRP entre 2018 et 2020 on constate une stabilisation qui pourrait être liée à la présence de foyers résiduels qu’il faudrait éliminer.

Pour réduire ces foyers résiduels, il faut :
1) que les propriétaires de palmiers surveillent très attentivement et très régulièrement (au moins une fois par mois) l'état sanitaire de leurs palmiers pour pouvoir détecter une infestation éventuelle. En cas de doute ou de suspicion il faut demander l'avis d'un professionnel agréé par la Draaf et si nécessaire les faire assainir très rapidement pour éviter la dissémination des charançons dans l'environnement (à noter que tous les professionnels agréés par la Draaf pour lutter contre le CRP peuvent conseiller ou pratiquer un assainissement, un étêtage, voire l'abattage d'un palmier qu'il serait impossible de sauver (subclaquant ou mort) sans être obligés de passer par un applicateur ARECAP). Par contre, afin de pouvoir suivre l'état des palmiers traités, il est important d'en informer le service LCN qui regroupe et analyse l'ensemble des données permettant, en collaboration avec CMSP/Propalmes 83, d’évaluer l’évolution de la situation et les résultats de la lutte collective.

BILAN ARECAP 2024   SRAL 13

 2) que les propriétaires de palmiers continuent à faire traiter préventivement leurs palmiers avec les produits autorisés. On constate plusieurs cas où certains s'arrêtent ou abandonnent (volontairement ou involontairement) le traitement par injection puis le reprennent ensuite quelques fois. Le manque de constance dans la surveillance et le suivi des traitements des palmiers est une aubaine pour le charançon et retarde aussi son éradication du territoire ;

3) que les communes limitrophes s'engagent très rapidement dans la même démarche de lutte collective pour arriver à une réduction pérenne de la population de CRP sur l’ensemble de la Région.
Le taux de mortalité constaté sur les palmiers traités est nettement plus faible que le taux d’échecs apparents puisque de nombreux palmiers infestés seront assainis puis traités et les palmiers qui ont été assainis seront traités préventivement. Il est de 1,5 % en moyenne par an depuis 2016 suivant les constats des applicateurs et de 1,7 % en 2024. Cependant ce taux n'est pas significatif sans explications détaillées complémentaires pour chacun des cas, car de nombreux paramètres peuvent intervenir.
Le mieux pour se convaincre de l'efficacité du traitement est de constater la situation sur place : voir les photos ci dessous qui ont été prises sur plusieurs sites de Fréjus avec des alignements de palmiers des Canaries :
- Photo 02: l’alignement des 38 palmiers des Canaries, patrimoniaux et majestueux de la Résidence du Parc de Valère, traités
depuis 2016 et toujours présents aujourd’hui (alors que la résidence en avait perdu 5 en 2015 malgré des traitements aux
nématodes -photo 01).

160627 Parc de Valere m720

Photo 01 - Alignement des palmiers patrimoniaux de la résidence du Parc de Valère, assainis en 2016 et traités par injection dans le cadre d'ARECAPPhoto
CMSP-DC - le 27 juin 2016

240327 Parc de Valere m720 h

Photo 02 - Alignement des Phoenix canariensis patrimoniaux de la résidence du Parc de Valère, traités depuis 2016 - Photo CMSP-DC - le 27 mars
2024

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Photo 03 : les palmiers des Canaries qui bordent la promenade le long du canal de Port-Fréjus II,suivis et traités par injection, dans le cadre d'ARECAP depuis 2016

(Photo CMSP-DC - le 7 mai 2024)

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Photo 04 : ou les palmiers des Canaries qui bordent les boulevards d'Alger et de la Libération sur le front de mer ...

ARECAP La lutte collective intégrée pour sauver les palmiers continue en 2022 - résultats de la campagne 2021

201214 Parc de Valere 

ARECAP*

Action  en Réseau pour l'Eradication du Charançon rouge et l'Assainissement des Palmiers

 

La lutte collective intégrée pour sauver les palmiers continue en 2022.

ARECAP est une démonstration de la faisabilité d'une lutte collective intégrée pour lutter contre le charançon rouge des palmiers (CRP). Elle est fondée sur les principes énoncés par Michel Ferry en 2015 dans sa "stratégie de la dernière chance pour sauver les palmiers".


Les équipes du service  LCN (Lutte Contre les Nuisibles) de la Direction de l’Environnement d'Estérel Côte d’Azur Agglomération qui ont en charge ARECAP, agissent depuis 2016 en partenariat avec l’association Propalmes83.

Les actions menées portent
1) sur l’organisation de traitements préventifs,
2) sur un piégeage dense urbain (opération 1000 pièges),
3) sur la détection des foyers infestés et les actions auprès des propriétaires,
4) sur la prospection de traitements alternatifs qui pourraient faire suite aux traitements par injection lorsque la population de charançons aura atteint un seuil de nuisance contrôlable avec les seuls insecticides biologiques autorisés. 

L’objectif qui était de traiter, en 3 à 5 années ,  75 % des palmiers Phoenix canariensis présents sur le territoire, n’a pas encore été atteint.

Cet objectif se heurte à un obstacle majeur : la difficulté de mobiliser rapidement l'ensemble des propriétaires, découragés et rendus impuissants après l'abandon de la lutte contre le charançon rouge par les autorités sanitaires dans les régions infestées du bassin méditerranéen (voir note 1).
Et pourtant les résultats de la campagne ARECAP 2021 montrent que les traitements par injection restent efficaces et que l'action combinée avec le "piégeage dense urbain" permet de réduire de manière significative la population des charançons qui est en nette régression depuis 2017.
Ces résultats très encourageants permettent d’espérer faire baisser suffisamment la population de charançons les deux prochaines années et, s’ils sont confirmés en 2022, de pouvoir traiter les foyers résiduels avec des insecticides biologiques, dont l'efficacité est malheureusement insuffisante, tant qu'ils ne sont pas isolés et que la pression du CRP est trop élevée.


La lutte collective intégrée contre le charançon rouge des palmiers va donc se poursuivre en 2022 avec les propriétaires publics et privés des 5 communes de la Communanté d'agglomération Estérel Côte d'Azur Agglomération (ex Cavem) : Les Adrets-de l'Estérel, Fréjus, Puget-sur-Argens, Roquebrune-sur-Argens et Saint-Raphaël.


Comme les années précédentes, ils pourront faire traiter préventivement leurs palmiers par injection dans le stipe (tronc) d'un insecticide dont la substance active est l'émaméctine benzoate. L'insecticide est transporté par la sève montante. Son action les protége pendant un an des attaques des charançons rouges, en tuant leurs larves qui se nourrissent de la sève en mastiquant les tissus sains et qui finissent par tuer leur hôte. L'insecticide est confiné dans les tissus du palmier et son impact sur l'environnement est acceptable selon le rapport de l'Anses.
Les injections annuelles sont réalisées par 3 applicateurs, sous contrat avec Syngenta, qui ont été retenus par la Communauté d'agglomération. Le prix forfaitaire de 72€ ttc par palmier traité, est réglé directement à l'applicateur par les propriétaires de palmiers.

 

 

ARECAP : Bilan des résultats de la campagne 2021

 

220316-Bilan-Arecap-2021-1

 

 

1/ Traitement préventif des palmiers.

Plus de 2100 propriétaires se sont impliqués dans le lutte.  Au total 6064 palmiers dont 90 % de palmiers privés, inscrits à ARECAP en 2021, ont été visités par les applicateurs. 


220316 Bilan Arecap 2021 2

Sur les 6064 palmiers inscrits, 5884 palmiers ont pu être traités par injection.

3873 palmiers Phoenix canariensis (palmier des Canaries), les plus sensibles aux attaques du CRP, ont été injectés (dont 91 % privés), en léger recul (-1,2%) par rapport à 2020.

 

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Taux des échecs apparents* (TEA) constatés en 2021 sur les palmiers injectés en 2020.

*Le taux d’échecs apparents est calculé en tenant compte de la régression de l’état sanitaire d’un palmier l’année N par rapport à l’année N-1.  Il prend en compte non seulement les palmiers morts mais également ceux qui ont été reconnus infestés malgré deux traitements consécutifs à moins de 13 mois d’intervalle et qui ont été assainis.

Sur les 3354 Phoenix canariensis privés, le TEA est de 1,8% alors que pour les 364 palmiers publics nous constatons qu'il est de 5,8 %. Nous en recherchons les causes. Plusieurs hypothèses doivent être analysées : palmiers infestés sans assainissement suffisant avant injection, blessures à la tête du palmier induites lors d'expérimentations de l'injection de Confidor, antérieures à ARECAP.

Sur les 184 Phoenix dactylifera privés, le TEA est de 0% et de 1,7 % sur les 172 Phoenix dactylifera publics.

Sur les 1268 Washingtonia privés le TEA est de 0,24%.

Sur les 252 palmiers d'autres espèces, il est de 0% ce qui justifie le désengagement que nous constatons chez certains propriétaires publics.

Ces résultats confirment, si besoin, la priorité à donner, encore aujourd’hui, aux palmiers Phoenix.

 

220316 Bilan Arecap 2021 4

 

 Il reste encore des améliorations à faire :  

- pour nettoyer les foyers résiduels situés dans les palmiers infestés qui ne sont pas traités ou des palmiers morts qui ne sont ni étêtés ni abattus par leurs propriétaires bien qu’ils en aient l’obligation légale (arrêté ministériel du 25 juin 2019) ;

- pour éviter des ré-infestations par des palmiers dont le traitement aurait été arrêté ou interrompu trop hâtivement (8 à 10%). On note une augmentation sensible des cas par rapport à 2020 pour l’ensemble des palmiers, toutefois un peu plus faible, en proportion, pour les Phoenix canariensis (351 en 2021, contre 290 en 2020). Les motivations de ces arrêts sont diverses : choix d'un autre traitement ou arrêt du traitement par le propriétaire, changement de propriétaire, manque de réactivité des propriétaires ou difficultés des applicateurs lors des prises de rendez-vous, crise sanitaire, etc.. 

 220316 Bilan Arecap 2021 7

 

 

2/ Surveillance et détection des foyers d'infestation

Pour faire respecter la réglementation en matière de lutte obligatoire contre le charançon rouge du palmier (arrêté ministériel du 25 juin 2019) une surveillance régulière du territoire est effectuée par les agents du service LCN. Lorsqu’un palmier infesté est repéré, ou signalé, une procédure est engagée afin que le propriétaire se conforme à la réglementation dans les délais les plus brefs (15 jours). En 2021, ce type d’intervention a permis de repérer une centaine de foyers de charançons et de faire assainir ou abattre les palmiers infestés par leurs propriétaires.

Propalmes83 participe à cette recherche en apportant son concours à la détection et au signalement des palmiers qui restent infestés sans être traités. Des articles destinés aux propriétaires (publics ou privés), rédigés en collaboration avec Michel Ferry, ont été publiés (voir liens ci-dessous) pour les aider à reconnaître précocement les symptômes d'infestation et à faire assainir leurs palmiers avec les meilleures chances de récupération :

- Comprendre le mode d’infestation du CRP et apprendre à reconnaître les symptômes d'une infestation.

- Traitements des palmiers contre le charançon rouge

 

 

3/ Piégeage des charançons rouges

Le réseau des 51 pièges à CRP, installés sur le territoire public depuis 2016 permet de constater une division par 5 du nombre des captures mensuelles aux périodes les plus actives (de juillet à octobre) du charançon entre août 2016 et novembre 2021.

Evolution populations crp 2016 2021 Pieges Fredon

 

Le piégeage dense urbain « opération 1000 pièges » :

Le réseau initial de 70 pièges installés par FREDON PACA en 2016, dont il ne reste actuellement que 51 pièges, a été étendu à 1051 pièges, tous opérationnels depuis juin 2020, cela grâce aux subventions accordées par le Conseil régional en 2018 ("Opération 500 pièges") puis en 2019 . Ces  pièges sont répartis sur le territoire public comme privé d'Estérel Côte d'Azur Agglomération.

Les pièges sont gérés et maintenus en partie par LCN pour les 700 pièges installés sur le territoire public et par des propriétaires privés "bénévoles" dont les palmiers sont traités via ARECAP qui participent à l'opération, pour les autres. Les relevés des captures sont transmis mensuellement sur un formulaire de saisi mis à disposition des participants sur le site d'Estérel Côte d'Azur Agglomération.

Sur la période des vols intensifs du CRP, de juillet à novembre, on constate une chute de 80% du nombre moyen de captures en zone de traitement ARECAP, passant de 12,6 CRPs (en moyenne par piège) en 2018, à 2,6 en 2021.

Depuis 2017, les pièges installés sur le territoire communautaire ont capturé environ 100000 charançons. 

Ces pièges renforcent l’action du traitement par injection et contribuent à réduire la population des CRPs. Rappelons que l'injection d'émamectine benzoate dans le stipe des palmiers empêche les oeufs des charançons de s'y développer et transforme ainsi les palmiers en pièges.

 220118 Graphique evolution captures

 

Nous encourageons les propriétaires de palmiers à participer à cette opération s’ils le peuvent, sous réserve que leurs palmiers soient traités préventivement dans le cadre d’ARECAP, en s’inscrivant auprès de la Cavem  N°Vert 0 800 10 40 11  (appel gratuit).  Le piège et les phéromones nécessaires, pour capturer les charançons pendant une saison, sont fournis gratuitement. Les années suivantes les propriétaires doivent renouveler les phéromones (Pherodis – Rhynchophorus ferrugineus) au prix négocié avec la société Bergon dans le cadre de cette opération. Ils peuvent également les trouver au prix du marché dans certaines jardineries.

 

Conclusion :

La baisse significative du taux d’échecs apparents des traitements qui est constatée, est en cohérence avec celle des captures de charançons ainsi qu'avec l'observation du progrès de l'état sanitaire des palmiers sur le terrain ( beaucoup moins de palmiers infestés). Cela  démontre le bien-fondé de la stratégie de "Lutte collective intégrée", promue par Michel Ferry.

Si cette progression sanitaire se confirme en 2022, il deviendrait alors possible d’utiliser les traitements biologiques pour traiter les foyers résiduels isolés du territoire. Cependant tant que les communes voisines ne respecteront pas rigoureusement l'arrêté du 25 juin 2019 qui oblige tout propriétaire de palmiers du territoire national à faire assainir ou abattre ses palmiers infestés, il sera difficile de contenir les flux de charançons en provenance des territoires voisins non engagés dans la lutte. La DRAAF-PACA n'a hélas que des moyens trop limités pour pouvoir faire appliquer cet arrêté. 

Dans leur rapport d'octobre 2018, les experts de l'Anses ont fait une erreur d'interprétation et de jugement dont les propriétaires de palmiers des zones méditerranéennes infestées supportent ou auront à supporter les conséquences désastreuses pour la pérennité de leur patimoine végétal. 

 

 

 

 

Pour en savoir plus :

- ARECAP, lutte collective intégrée contre le CRP, résultats campagne 2020

- ARECAP : site internet d'Estérel Côte d'Azur Agglomération

- Arrêté du 25 juin 2019, la lutte contre le charançon rouge reste obligatoire, mais ..

- Le nouvel arrêté du Ministère repose sur un avis de l’Anses très discutable.

 

 Note 1- abandon de la lutte par les autorités sanitaires voir nos articles précédents :

- Arrêté du 25 juin 2019, la lutte contre le charançon rouge reste obligatoire, mais ..

- Arrêté du 25 juin 2019, Propalmes83 écrit au Ministre de l'Agriculture

- L'Anses veut-elle lutter contre la disparition des palmiers sur l'arc méditerranéen ?

- Evolution de la réglementation, néonicotinoïdes interdits : quel impact sur le traitement des palmiers ?

- Charançon rouge : histoire d'une faillite des autorités phytosanitaires européennes.

 

Arecap, lutte collective intégrée contre le CRP, résultats campagne 2020

 

ARECAP

Pour mémoire, le plan d’action Arecap (Action en Réseau pour l’Éradication du Charançon rouge et l’Assainissement des Palmiers) lancé par la Communauté d'Agglomération Var Estérel Méditerranée en avril 20 s’inspire de la stratégie de la dernière chance préconisée par Michel Ferry (chercheur à l’Inra jusqu’en juin 2016, expert international de la FAO pour la lutte contre le charançon rouge).

Depuis le premier arrêté de lutte obligatoire du 21 juillet 2010, c'est la seule lutte collective menée en France, portant sur plusieurs milliers de palmiers, impliquant les propriétaires publics et privés (qui détiennent 90% des palmiers) organisée et gérée par la Cavem sur son territoire à l’instigation de Propalmes83 qui en est partenaire. Le territoire de la Cavem (347km² dont 90km² urbanisés) regroupe les communes des Adrets-de-l'Estérel, Fréjus, Puget-sur-Argens, Roquebrune-sur-Argens et Saint-Raphaël.

Une étude préalable au lancement d'Arecap, réalisée en mai 2016 a permis de recenser 15862 palmiers à feuilles pennées repérables sur une base cartographique de 2015. Ces palmiers comprennent les palmiers des Canaries (Phoenix canariensis) qui sont les plus nombreux chez les particuliers et les plus sensibles aux attaques du charançon rouge, les dattiers (Phoenix dactylifera) essentiellement dans les espaces urbains, quelques Butia et de rares Jubaea.

La Cavem a fait le choix du traitement par injection d'émamectine benzoate dans le stipe du palmier suivant les recommandations de Michel Ferry qui en avait démontré l'efficacité lorsqu'il était chercheur de l'Inra à la Station Phoenix d'Elche et contribué à l'obtention d'une autorisation de mise sur le marché (n° 2140041 du 24 mars 2014) pour le produit commercial "Revive" de la société Syngenta. Ce traitement insecticide présente l'avantage de ne nécessiter qu'une seule application par an, de pouvoir être réalisé très facilement et très rapidement (5mn pour traiter un palmier) à hauteur d'homme (sans nécessiter de nacelle) et permet de prendre en compte les contraintes des résidences secondaires et des traitements en milieu urbain. L'insecticide reste confiné à l'intérieur du stipe du palmier et son impact sur l'environnement est considéré comme acceptable (rapport de l'Anses (29 janvier 2014).

Le but recherché est donc d'appliquer, au mieux, la stratégie "de la dernière chance" qui consiste à traiter rapidement et massivement le maximum de Phoenix canariensis, cible principale du CRP, dont Michel Ferry a démontré qu'il faudrait en traiter 75% pendant 3 années consécutives pour faire baisser drastiquement la population de CRP et qu'il serait possible, ensuite, de l'éradiquer en traitant les foyers résiduels isolés. Ceci nécessite d' organiser les campagnes en regroupant les traitements pour en réduire les coûts afin d'arriver à mobiliser l'ensemble des propriétaires concernés. Une négociation menée en mars 2016 par la Cavem avec la participation de Propalmes83 a permis d'obtenir de Syngenta un tarif forfaitaire de 72€ ttc /palmier dans le cadre de la démonstration Arecap. Cependant pour permettre un démarrage rapide de l'opération certaines concessions ont dû être faites au niveau technique (utilisation du pistolet d'injection sous pression de Syngenta), au niveau de l'organisation -la Cavem a préféré laissé les applicateurs libres d'organiser eux-mêmes leurs chantiers, enfin  la mobilisation des propriétaires a pris beaucoup plus de temps que prévu en l'absence de communication organisée au niveau local, régional et national dans un climat de défiance exacerbée sur l'utilisation des insecticides phytopharmaceutiques, malgré les exceptions prévues par la loi Labbé (article 1-2°) pour lutter contre les organismes nuisibles.

 

1. ARECAP, les résultats de la campagne 2020

1.1 Les résultats dans les faits :

Le territoire de la Cavem est sans doute celui où l'on peut trouver, encore aujourd'hui, le plus grand nombre de Phoenix canariensis qui ont été préservés grâce à Arecap et la lutte collective. La situation en 2015 était catastrophique. De nombreux palmiers publics présentaient des signes d'infestation plus moins avancée, les Villes n'ayant pas su prévoir les budgets nécessaires pour faire face à l'expansion exponentielle de l'infestation n'avaient pas les moyens de faire assainir correctement tous les palmiers infestés comme la loi leur imposait. De nombreux palmiers publics et privés, déjà infestés, ont donc été injectés sans avoir été préalablement assainis or l'injection est un traitement préventif très efficace mais avec des effets curatifs incertains car la dose létale pour les larves néonatales est insuffisante pour des stades de développement plus avancés. Certains de ces palmiers ont fini par récupérer progressivement, d'autres doivent encore rester sous surveillance régulière lorsqu'ils n'ont pas été assainis et ceux qui ont malheureusement disparu sont comptabilisés dans le taux d'échecs apparents (voir ci-dessous).

Dans la résidence du Parc de Valère à Fréjus, un alignement de palmiers Phoenix patrimoniaux emblématiques apporte un témoignage réaliste sur les résultats obtenus avec Arecap. L'alignement dont les photos ci-dessous ne présentent qu'une partie, comportait initialement 47 palmiers, 8 ont été perdus malgré des traitements aux nématodes en 2014 et 2015. Il en restait 39 lors des premiers traitements Arecap en juin 2016. Arecap a permis d'en préserver 38 jusqu'à maintenant mais pour combien de temps encore puisque l'arrêté du 25 juin 2019 du ministère de l'Agriculture, n'oblige nullement les autres collectivités contaminées de notre Région à organiser des luttes collectives sur leur territoire ?

 
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Parc de Valère à Fréjus. Photos DC prises le 14 décembre 2020, grâce à Arecap 38 palmiers Phoenix canariensis patrimoniaux sur 39 sont toujours debout depuis 2016!

A titre de comparaison, les photos ci-dessous montrent la situation des palmiers Phoenix patrimoniaux du parc Vigier à Nice qui, traités expérimentalement en 2017 avec des applications complémentaires de nématodes et de Beauveria Bassiana ont été décimés, abattus et remplacés.

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Photo Google Earth 09/2016 : le parc Vigier vue du boulevard Franck Pilatte

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Photo DC 15/06/2018 : le parc Vigier vue du boulevard Franck Pilatte

 

1.2 Les résultats dans les actes et dans les chiffres

Trois axes d'action privilégiés :
- le traitement préventif des palmiers par injection ;
- le repérage des palmiers infestés, non traités ;
- le déploiement et la maintenance d'un réseau de 1000 piéges.

 

1) Traitements préventifs des palmiers par injection.
Plus de 2100 propriétaires privés engagés dans la lutte pour préserver leurs palmiers.
Malgré le confinement et les contraintes que cela imposait aux uns et aux autres, 6132 palmiers (dont 5488 publics privés soit plus de 89%) ont été traités par injection entre mars et novembre 2020.

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Taux d'échecs apparents (*)

Parmi les 6132 palmiers traités en 2020, 5579 sont suivis depuis 2016, 2017, 2018 ou 2019. Le taux moyen d’échecs apparents*  sur l’ensemble de ces palmiers est de 2,9 %.

Parmi ces 5579 palmiers, le taux moyen d’échecs apparents des 3649 palmiers Phoenix canariensis, les plus vulnérables est de 4,2 % dont 72 morts soit un peu moins de 2 %.

(*) Est comptabilisé comme échec apparent (sans qu’on puisse en déterminer la cause exacte ) toute régression de l’état sanitaire d’un palmier (infestation, assainissement, mort) par rapport à l’année précédente pourvu qu’il ait été traité l’année précédente à moins de 13 mois du constat.)

 

Les causes possibles des échecs :
- palmiers infestés avant injection et non assainis ;
- intervalle entre deux traitements > 12 mois ;
- stipes de palmiers non préparés avant injection (restants de palmes trop important) ;
- distance et position des trous non respectées, lié à la difficulté de repérage des trous d'injection des années précédentes ;
- protocole particulier à appliquer pour le traitement des petits palmiers (stipe <1m) et des palmiers dactylifera non respecté ;
- manque de surveillance des palmiers par leurs propriétaires ;
- abandon ou interruption des traitements par certains propriétaires ( vente, changement de propriétaire, etc..).

 

2) Repérage des palmiers infestés non traités.
En fonction des niveaux de captures de certains pièges, une surveillance régulière du territoire est effectuée par les agents du service de Lutte contre les nuisibles du pôle E3D de la Cavem. Lorsqu’un palmier infesté est repéré par les agents du service, ou signalé par des tiers, une procédure est engagée à l’encontre du propriétaire afin qu’il se conforme à la réglementation dans les délais les plus brefs (15 jours). En 2020, ce type d’intervention a permis de repérer environ 150 foyers de charançons et de faire assainir ou abattre les palmiers concernés par leurs propriétaires.


3) Opération Arecap 1000 pièges (*)
Renforcement du réseau de pièges existant. Les équipes de lutte contre les nuisibles de la Cavem ont poursuivi les actions déjà engagées sur le terrain depuis 2016 (Réseau de 70 pièges installés par Fredon-Paca en 2016 - Opération Arecap 500 pièges en 2018). Avec 400 pièges supplémentaires installés dès le printemps 2020, malgré les difficultés liées aux contraintes imposées par le confinement, le réseau comporte 900 pièges opérationnels sur le territoire de la Cavem sur les 1050 initialement prévus (dont 45 % gérés directement par des propriétaires bénévoles dont les palmiers sont traités préventivement dans le cadre d’Arecap).

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Les 100 pièges disponibles seront mis gratuitement à la disposition d’autres propriétaires privés volontaires pour participer à l’opération dans les mêmes conditions qu’en 2018 et 2019. Il suffit qu’ils en fassent la demande au n° Vert 0 800 10 40 11 (appel gratuit) mis à leur disposition par la Cavem. Ils auront pour mission de transmettre mensuellement le nombre de captures sur le site de la Cavem.

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Analyse des résultats des captures fin 2020 :
En 2020, entre mars et novembre 21700 charançons ont été capturés dans les 900 pièges installés. On observe une baisse très significative de la population des charançons depuis 2018. Le nombre moyen des captures mensuelles par piège est passé de 12,6 en 2018 à 3,9 en 2020.
Bien que ces résultats soient encourageants, la lutte doit toutefois se poursuivre sans relâche car le ravageur est malheureusement encore bien trop présent dans notre environnement en absence de lutte collective généralisée chez nos voisins.

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(*)L’opération Arecap 1000 pièges est réalisée par la Cavem en partenariat avec Propalmes83, les sociétés Bergon et Koppert qui fournissent les pièges et les phéromones à un prix négocié, et la subvention financière du Conseil de la Région Sud – Paca dans le cadre de son plan de sauvegarde des palmiers.

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N.B. : le piégeage est utilisé comme outil de contrôle et d’évaluation de la population de CRP et comme moyen de lutte complémentaire associé aux traitements préventifs et curatifs dans le cadre de la lutte collective intégrée. Attention, à lui seul, le piégeage ne permet pas de réduire durablement la population de CRP. Voir, sur notre site, les articles de Michel Ferry concernant le piégeage : "Le piégeage sans stratégie collective et intégrée..une illusion !"

 

2. ARECAP, la lutte collective intégrée continue en 2021.

La campagne Arecap 2021 va s'effectuer avec le même protocole qu'en 2020.
Si vous êtiez déjà inscrits auprès de la Cavem, l'applicateur que vous avez retenu devrait vous contacter pour prendre rendez-vous courant mars 2021. Si vous n'êtes pas encore inscrits, vous pouvez le faire par Internet sur le site de la Cavem rubrique "inscription en ligne". En cas de difficulté  appelez le n° vert indiqué ci-dessus.

Comme en 2020 les traitements débuteront en mars 2021. Les applicateurs disposeront d'un nouveau pistolet injecteur qui leur sera fourni par Syngenta et qui devrait permettre de réduire et contrôler électroniquement la pression d'injection (*) en fonction de la capacité d'absorption des tissus et de contrôler le volume de produit injecté. Par ailleurs la société Syngenta a diffusé à ses applicateurs un protocole d'injection tenant compte de certaines demandes que nous lui avions faites concernant les précautions à prendre sur la disposition et la distance des trous d'injection avec ceux des années précédentes pour limiter les effets phytotoxiques du produit et éviter la formation de caries qui pourraient nuire à la résistance mécanique du stipe. Il est à noter qu'en 2020, c'est le produit Revive 2 de Syngenta qui a été utilisé pour traiter les palmiers (**). La concentration en substance active étant deux fois plus élevée, le volume qui doit être injecté est deux fois plus faible. Syngenta nous a assuré d'une efficacité équivalente sans nous apporter les résultats d'expérimentations que nous lui demandions. Nous ne pourrons avoir les résultats du terrain qu'après le retour des applicateurs sur l'état des palmiers qu'ils pourront constater lors de la campagne d'injection 2021. Nous y serons donc particulièrement attentifs. 

(*) nous rappelons que les expérimentations pour démontrer l'efficacité de l'injection de l'émamectine benzoate (spécialité commerciale   = Revive de Syngenta) dans le stipe du palmier pour traiter les palmiers contre le charançon rouge ont été réalisées par Michel Ferry par infusion (injection sans pression) du produit dans les tissus sains du palmier. La pression d'injection étant susceptible d'avoir une incidence sur la phytotoxicité du produit pénétrant dans les tissus. Sa demande de réduire la pression est permanente depuis 2016.

(**) Cette modification fait suite aux exigences de l'Anses qui demandait à Syngenta de modifier le diluant utilisé avec le Revive1.

 

2.1. Conseils

Traitements préventifs des palmiers dont le stipe fait plus d'un mètre de hauteur, comment obtenir les meilleurs résultats :

1) Faire traiter préventivement ses palmiers au printemps. C'est la saison ou la sève est la plus abondante. C'est la sève qui transporte l'insecticide dans les tissus sensibles du palmier, il faut donc profiter de cette période favorable pour assurer une bonne diffusion du produit. Par ailleurs le palmier se trouvera protégé au moment des premières pontes lorsque la température diurne dépassera les 18°C.

Si, compte tenu de circonstances particulières, les palmiers ont été traités l'année précédente en été ou en automne, il est préférable de les faire traiter dès le printemps suivant sans attendre 12 mois d'intervalle entre 2 injections. Les traitements pourront ensuite reprendre avec un rythme annuel normal.

2) Respecter un délai maximum de 12 mois entre deux injections. Après 12 mois, la concentration de l'insecticide dans les tissus du palmier devient insuffisante et l'efficacité du traitement est réduite. Si le traitement précédent date de plus de 12 mois, n'hésitez pas à appeler l'applicateur que vous avez choisi pour prendre rendez-vous rapidement. Il peut avoir des difficultés à vous joindre.

3) Surveiller régulièrement la frondaison pour détecter des symptômes d'infestation. Aucun traitement phytosanitaire ne peut être garanti à 100% et de nombreux paramètres peuvent intervenir sur l'efficacité d'un traitement dont l'état physiologique du palmier et les conditions d'application du traitement. La surveillance doit être mensuelle. Vous pouvez vous aider de la description des symptômes que vous trouverez dans notre article "Contre le charançon rouge : surveillance et traitements préventifs des palmiers !". En cas de suspicion d'une infestation, n'hésitez pas à faire appel à un professionnel. La chance de sauver un palmier infesté dépend de la rapidité avec laquelle il peut-être assaini.

4) Nettoyer le stipe du palmier avant de le faire injecter. Une injection réalisée sur un palmier dont les restants de palmes visibles sur le stipe sont trop importants peut conduire à de mauvais résultats. Il appartient au propriétaire de faire nettoyer le stipe des palmiers pour que l'opérateur puisse pratiquer une injection sans risque de perte du produit dans les interstices des restants de palmes.

5) Veiller à ce ce que les injections soient réalisées à une distance suffisante les unes des autres (l'empan d'une main avec un décalage de 5 à 10 cm en hauteur). Elles doivent être réparties autour du stipe de façon hélicoïdale du bas vers le haut sans jamais se chevaucher.

6) Veiller à ce ce que les applicateurs désinfectent leurs forets avant de percer les trous d'injection pour éviter le transfert de bactéries d'un palmier à l'autre.

Traitements préventifs des petits palmiers dont le stipe fait moins d'un mètre de hauteur  :

Il est important de traiter préventivement ces palmiers afin de ne pas laisser de foyers de charançons pouvoir se développer. Les traitements préventifs pourront être effectués par application de nématodes au printemps ou à l'automne et de Beauveria bassiana lors des fortes chaleurs en été.

2.2. mise en garde sur les traitements insecticides complémentaires

Les traitements complémentaires au Karate zeon pourraient éventuellement se justifier :
- sur des palmiers assainis après avoir supprimé les parties infestées, par imprégnation et ruissellement sur la tête de palmier pour inonder les galeries et tuer les larves qui auraient pu subsister ;
- pour les nouveaux palmiers inscrits ou pour des palmiers déjà inscrits dont l'état parait suspect au moment de l'injection.

Ces traitements pourraient être appliqués une seule fois en respectant les doses prévues par l’AMM du produit et en complémentarité d’une injection. Une surveillance régulière de l'évolution de l'état sanitaire des palmiers est indispensable et en cas de suspicion ne pas hésiter à demander de faire assainir le palmier par un professionnel de votre choix, agréé par la Draaf-Paca (voir liste des professionnels agréés sur son site internet) pour traiter les palmiers contre le charançon rouge.

A noter que l'instruction technique de la DGAL du 10/07/2019 précise que les produits insecticides utilisés pour traiter les palmiers infestés doivent avoir une AMM pour usage contre le CRP. Les parties infestées doivent donc être supprimées et le palmier injecté avant traitement éventuel au Karate zeon (qui dispose d'une AMM pour usage contre les coléoptères mais dont l'efficacité contre le CRP reste à l'étude).

Dans les autres cas les traitements complémentaires à l'injection ne sont pas justifiés.

L’argument qui consiste à dire au propriétaire qu’en faisant des traitements insecticides complémentaires, cela lui permettra d’augmenter les chances de survie de son palmier s’apparente à du charlatanisme et à la promotion d’un produit phytopharmaceutique dont la nocivité vis à vis des abeilles est établi et dont l’efficacité dans la lutte contre le charançon rouge des palmiers n’a pas été scientifiquement démontré aux doses prescrites.

A voir également nos articles précédents sur les traitements.

 

Arecap : en 2020 la lutte collective contre le charançon rouge continue !

Résultats Arecap pour la saison de traitement 2019

- Près de 6000 palmiers ont été injectés sur le territoire de la Cavem dont 4000 Phoenix.

- Même si les résultats restent bons, avec un taux d’échecs apparents de 3,5 % sur près de 5000 palmiers suivis depuis 2016, 2017, et 2018, (avec au total 58 palmiers morts ou abattus depuis 2016 soit 1,2%) la situation s'est légèrement dégradée par rapport à l’année dernière contrairement à ce que nous espérions.

Sur les 2156 palmiers suivis depuis 2016, 73 (3,4% en taux d'échecs apparents) ont vu leur état régresser dont 30 (1,4%) sont morts ou ont été abattus. Le taux d'échecs apparents sur les seuls palmiers Phoenix canariensis est de 4,13% (soit 69 cas de régressions pour 1671 palmiers dont 27 morts ou abattus soit 1,6%).

Dans les échecs "apparents" sont comptabilisées toutes le régressions de l'état du palmier sans qu'il soit possible d'en définir la cause.

- Il est facile de constater au vu des photos prises en 2015 que des palmiers municipaux ont été injectés depuis 2016 sans assainissement préalable (problème de budget) alors qu'ils étaient déjà suspects ce qui pourrait expliquer quelques échecs. Il semble que l'injection ait pu freiner l'expansion de l'infestation sans pour autant la réduire complètement. Des investigations complémentaires ont été demandées à Syngenta, elles seront nécessaires pour connaître les raisons de ces régressions.

Les causes d’échecs apparents peuvent être multiples.

Parmi les causes d’échecs

- intervalle de plus d’un an entre deux injections ou interruption puis reprise des traitements ! Nous rappelons que les traitements doivent être réalisés tous les ans, de préférence au printemps. Veiller à ne pas dépasser les 12 mois entre deux injections ;

- palmier non nettoyé avec des restants de palmes trop importants ! Les applicateurs nous ont signalé que dans de nombreux cas, la longueur des restants de palmes sur le stipe des petits palmiers (stipe <1,50/2m) est trop importante. Compte tenu de la technique utilisée par les applicateurs de Syngenta il y a, dans ce cas, un risque que le produit n’atteigne pas les tissus sains du palmier et qu’une partie importante soit perdue, réduisant ainsi l’efficacité du traitement. Ce risque est augmenté par la méthode d'injection sous pression utilisée par Syngenta (malgré les différentes injonctions de Michel Ferry de revenir à une méthode d'injection par infusion qui a notamment l’avantage de présenter un risque de phytotoxicité plus faible pour les tissus). Pour réduire ce risque, nous demandons aux propriétaires de prendre des dispositions pour faire couper les restants de palmes et nettoyer les stipes de leurs palmiers avant de les faire injecter. Ils doivent veiller à ne pas faire un arasement trop près pour ne pas blesser les palmiers ce qui ouvrirait une porte d’entrée pour les charançons. Cette opération de nettoyage est à la charge des propriétaires ;

- palmier injecté alors qu'il était déjà infesté (les symptômes n'ayant pas été détectés / ou pu être détectés au moment de l'injection).

 

Arecap continue en 2020 !

Malgré les difficultés rencontrées cette année avec les conditions imposées pour lutter contre le COVID19 les traitements des palmiers ont repris depuis fin mars . Nous invitons les propriétaires qui participent à l'opération à poursuivre les traitements pour protéger leurs palmiers. Le risque que ferait courir une infestation par le CRP est bien plus important que le risque de fragiliser le palmier avec les trous d’injection (voir dispositions ci-dessus).

 

ATTENTION : surveillez régulièrement vos palmiers, apprenez à détecter les symptômes d’une infestation  !

aucun traitement ne peut prétendre être efficace à 100 %, même si les résultats que nous observons avec l’injection sont encore très satisfaisants, quelques palmiers se retrouvent infestés malgré le traitement. Il est donc essentiel d’apprendre à reconnaître les tout premiers symptômes d’une infestation pour pouvoir faire appel à un professionnel agréé qui pourra l’assainir. Lorsque la détection est suffisamment précoce, il est possible de sauver le palmier. Il faut réagir sans attendre même si la décision est parfois difficile à prendre. Un palmier assaini peut retrouver sa couronne de palmes en 6 à 9 mois. Pensez à demander à l’applicateur de l’injecter à 1m sous la couronne basse après l’assainissement (recommandation de Michel Ferry – conseiller scientifique de Propalmes83 et expert international auprès de la FAO) car après l’interdiction de l’imidaclopride en septembre 2018, c’est le seul traitement suffisamment efficace contre le charançon qui nous reste post assainissement (ce traitement doit être réalisé en complément d’un traitement avec des nématodes ou insecticides autorisés -voir notre article sur les traitements).

 

L’opération 500 pièges devrait être étendue à 1000 pièges.

La Cavem (service de lutte contre les nuisibles / pôle E3D /) a prévu de mettre en place une extension du réseau de 500 pièges qui était opérationnel depuis juin 2018 (partenariat avec la Région Sud-Paca qui finance partiellement le projet, la société Bergon et Propalmes83). Cette extension se ferait jusqu'à 1000 pièges disposés sur le territoire public des 5 communes et chez les propriétaires privés volontaires pour participer à l'opération et transmettre leurs relevés mensuels des captures dans les mêmes conditions financières (pièges distribués gratuitement avec les phéromones nécessaires pour la 1ere année et conditions négociées pour l’achat des phéromones des années suivantes). Les propriétaires engagés dans l'opération Arecap ont été sollicité pour participer à l’une ou l’autre de ces opérations et nous les engageons à le faire s'ils en ont la possibilité (à éviter pour ceux qui auraient des palmiers suspects ou récemment assainis).

Ce sont des opérations complémentaires de la lutte collective qui permettent d’en renforcer les effets et de mesurer l’évolution de la population de CRP.

(Commentaire : pour répondre aux interrogations de certains d’entre vous, le piégeage seul ne peut être suffisant et peut même s’avérer dangereux si les palmiers ne sont pas traités collectivement. Suivant les avis scientifiques, un piège seul, aussi parfait soit-il, ne peut pas capturer plus de 50 % des CRP, les autres seront donc attirés par le palmier où ils iront se reproduire si le palmier n’est pas traité. Or il suffit d’un charançon pour que l’infestation reparte. Par contre lorsque les palmiers environnants sont traités, le piège renforce l’action du traitement et permet d’apprécier l’évolution de la population de CRP). Voir les articles de Michel Ferry concernant le piégeage dans les « billets scientifiques ».

Les premières évaluations, après un an de fonctionnement montrent une réduction de près de 48 % de la population de charançons entre 2018 et 2019. Souhaitons que cela continue !

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